46 Votre Seigneurie, vous demandez au Dr.ARC, avez-vous un protocole pour voir si tout est fait?  Ça n'a pas attiré votre attention quand Madame a dit qu'elle butait?  Dr. Bélanger dit que l'état de MmeB pouvait être comparé une personne PAQUETÉE.  Je lui demande si ça rejoint l'expression du Dr.CAG MmeB: mais, MmeB prenez-vous de la BOISSON?  Dr. Bélanger répond: Oui.  Votre Seigneurie, disons que c'est le cas d'une personne qui est PAQUETÉE, pour utiliser son expression.  Moi, dans ma tête, je me dis, une fois DÉPAQUETÉE, elle ne se ramasse tout de même pas avec une TC au cerveau, voyons!  Ma femme est en présence d'un spécialiste, démarche titubante, le neurologue, lui, Dr.ARC lui, ça lui dit rien.  Dans le pire de l'épreuve, de la maladie, je dis, faut réagir, si on tombe c'est humain, se relever là, c'est divin, mais si on reste à terre c'est sans dessein.

47 Ma femme arrive chez Dr.CAG, elle tombe un peu partout, elle nous dit dans son témoignage: Elle est arrivée comme une personne ordinaire qui attend dans la salle d'attente.  Le Dr.ARC nous dit qu'un E-S est plus important qui un Ex.  CV.  Dans les FAITS, il n'a recours à aucun des deux.

49 Le 5 juin '78, on entre cliez Dr.CAG, l'offre de MmeB de faire venir son dossier de l'HSC.  Elle nous dit dans son témoignage: je ne me souviens pas, c'est pas possible, ma femme était là, moi j'étais-là.  Elle vous dit: Elle était en brouille avec son médecin le Dr.YL. Le 5 juin '78, en ma présence, elle nous dit: Je le connais le Dr. Leboeuf, ON DIRAIT QU'IL EST ASSIS SUR DES AIGUILLES.  Quand on regarde ses rendez-vous, à 2 elle note étourdissements, a 2 ne dort pas bien, à 1 très anxieuse, à 1 se sent tourmentée, à 1 migraines, à 2 insomnie, à 1 difficulté  à marcher démarche titubante, à 2 amaigrissement, à 11 reprises différentes CÉPHALÉES, tout ça sur un total de 33 rendez-vous.

50 Me. Tellier me dit: Je vois très bien les FAUTES des MÉDECINS, pas celle de l'HND, il dit:Y a une affaire que je comprends pas, comment ça se fait que le Dr. Laflamme n'a pas envoyé MmeB dès le 25 mars?  Je dis: Je ne le sais pas.  Je connais pas ça, j'ai dit il viendra nous le dire à la barre, et l'HND viendra nous dire pourquoi ils n'ont pas appelé eux autres non plus.  Tout le monde nous demande, bien qu'est-cè que vous faisiez le 26, on attendait.  Vous attendiez quoi? Le T de l'HXD.  Mais, il n'y a pas de REQUÊTE là.

52 J'ai dit l'Art. 19 sur l'inviolabilité c'est fort ça, l'Art. 173 devoirs et obligations entre conjoints, fidélité, secours et assistance est-ce que j'ai droit d'ASSISTER ma femme?  Comme ça, je ne sors pas du dossier!  Le juge: Bien non.

53 Je n'ai jamais compris, moi, dans ma vie, comment un AVOCAT pouvait entrer dans un PRÉTOIR pour soutenir puis défendre une ERREUR.  J'ai jamais compris ça. Moi, dans ma tête, je me dis, le RÔLE d'un AVOCAT, là, c'est de faire en sorte, là, d'améliorer le SYSTÈME judiciaire de façon à ce que JUSTICE soit rendue le plus rapidement possible; puis je me suis rendu compte avec les années, là, que quand on va jusqu'au bout, là, on obtient JUSTICE.  Y a de la justice comme dans le film "LE VERDICT" de Newman, la justice est dans le coeur du monde, là, mais faut y aller.

J'ai été surpris que Dr.CAG nous dise qu'elle prescrit pas ça un E-S.  Elle dit MmeB ne voulait pas aller en neurologie.  C'est inexact, ce dont elle avait peur, c'était des RÉSULTATS.  A la question: Dans quel état avez-vous vu MmeB le 27 novembre '84?  Sa R: Dans un état normal comme toute patiente qui attend dans la salle dtattente.

54 C'est aberrant, du FAIT que MmeB ressort de la consultation avec une feuille pour consulter un neurologue, ladite feuille indique: CÉPHALÉES, démarche titubante, amaigrissement.  Elle dit que c'est normal elle, Pour le Dr.CAG, cette démarclie là est normale.  Moi, je pense respectueusement votre Seigneurie, qu'il est bien évident que celui qui dit NE PAS SAVOIR quand IL SAIT commet un PARJURE.  Dans le cas d'une TC, Dr.CAG ne demande pas d'E-S., donc la VIE de ses patients est en DANGER.  Pour la protection et la sécurité de ses patients, je crois qu'il est préférable qu'elle demeure ICI à la COUR qu'à son BUREAU.  Elle a manqué à son devoir en ne recourant pas à la TECHNOLOGIE moderne pour MmeB, et ce, durant 7 ans.

Je me suis toujours dit la VÉRITÉ écrasée sur le sol se relèvera, le MENSONGE ne subsistera pas a jamais, j'ai toujours compris ça de même.  On a pensé avoir découvert la perle rare en MÉDECINE en '78 et confirmé en '79 par le magazine du couple "ELLE et LUI", on nous montrait le texte dans le cas du Dr.CAG. J'ai dit: on l'a l'affaire, on sait où on va.  On arrive avec ça. On va arrêter là, votre Seigneurie, dans ce cas-là, j'ai trouvé ça déplorable.

55 Dr. Bouvier, Chef de neurochirurgie à l'HND, patron du Dr. Mohr. Selon Dr.ARC un EEG normal exclut toute pathologie.  Selon vous Dr. Bouvier? R: Pas de réponse.  Mon confrère TECHNOLOGUE, votre Seigneurie, est venu vous dire qu'avec un produit radiopharmaceutique, si la TC est de la même couleur que le SANG, on la voit pas.  Bon, on injecte ce produit-là de contraste, là, on va la VOIR.  Je pose la question au Dr. Bouvier il me répond: AVEC ou SANS produit de contraste, avec un E-S, une TC n'est pas visible.  C'est renversant votre Seigneurie, car à la page 77 du dossier de l'HND, c'est avec un E-S que la TC a été localisée.  Lui, il dit que non, c'est le patron.  Je préfère discuter avec un PAYSAN qu'avec le Dr. Bouvier, Chef de neurochirurgie, car souvent, un PAYSAN n'est pas assez instruit pour raisonner de travers. Ça tient pas de bout.

Votre Seigneurie, ironiquement, le Dr.Mohr vous l'a montré, j'avais tellement confiance à ce moment-là.  J'en ai donné au Drs. Gravel et Mohr je me disais, c'est tellement rare.  On est en Amérique du Nord, population de 300 millions, à l'Oratoire, moi, je travaille là, ils en ont frappé seulement 50 mille.  C'est relativement, si on peut dire, une piece de COLLECTION puis je donne ça à quelqu'un qui se sont occupés de la vie de maman.

Après, votre Seigneurie, toute la ribambelle de MÉDECINS que j'ai vu passer devant vous, je me pose de sérieuses questions.  Si quelqu'un me demande parmi 10 ou 15 mille MÉDECINS, est-ce que ce sont des gens HONNÊTES, je vais répondre: Je ne le sais pas, mais je peux prendre les MOYENS pour le savoir, par exemple, si il me dit lequel?  On va les emmener en Cour sous SERMENT, voir si ils vont DIRE ce qu'ils PENSENT!

58 Dr. Éthier écrit: Je ne vois aucune évidence de pathologie crânienne ou endocrânienne, et ceci, même en sachant où était le méningiome.  C'est la preuve, à son EXPERTISE, qu'il ne s'était pas rendu compte qu'il y avait eu ERREUR de JUGEMENT dans le CHOIX des méthodes concernant les radiographies AVANT le COMA.  Que voulez-vous que je vous dise?  Si quelqu'un arrive puis il dit: Moi, je veux avoir une TV en COULEUR, mais mon appareil, il prend juste NOIR et BLANC, bien je dis: Change ton appareil, ils ne veulent pas eux-autres.

63 Je retrouve le contraire, selon Providence de Rhode Island, les MÉDECINS Américains ont déclaré qu'une femme est MOURRANTE lorsque le processus de la MORT a commencé au moment où elle a subi une HÉMORRAGIE cérébrale, c'était le cas ça, à l'HCSL c'est indiqué dans le rapport du Dr.AP. Et que les SOINS qu'elle a reçus par la suite ont seulement servi a prolonger son AGONIE".  C'est encore le cas, on nous dit médicalement y a rien à faire MmeB essayez de vous arranger avec ce qu'il vous reste. Ça veut dire ça, que dans son cas, tout ce qu'il reste faire, les SOINS qui lui seront prodigués dans l'avenir ne consisteront, toutes fins pratiques, pour prolonger sa QUASI-AGONIE, y a rien à faire.

Votre Seigneurie je crois que dans ce dossier, il s'agit de la remise en question de la PRATIQUE médicale des défendeurs, laquelle, doit être envisagée dans une perspective LÉGALE.  On ne peut tout de même pas nous BLÂMER de ne pas avoir CONSULTÉ depuis 20 ans votre Seigneurie.. Ça fait 20 ans que les SYMP sont là, aucun CV technique requis, aucune CARTOGRAPHIE et aucun E-S AVANT le COMA.  Aujourd'hui, votre Seigneurie, en DÉFENSE, on demande à la Cour de lui réserver ses DROITS de recours contre les demandeurs et payer les EXPERTS et rejeter notre action ça me parait impensable.

64 Évidemment, chacun a sa façon de voir, mais moi, je crois qu'un MÉDECIN commet une FAUTE, votre Seigneurie, au moment où il commet son ACTE et une deuxième FAUTE au moment où il essaie d'en effacer les TRACES.  Dans la situation tragique que j'ai vécue personnellement, votre Seigneurie, j'étais tout de même, dans ce dossier-là, LE SEUL TÉMOIN OCULAIRE.  Souvent, mon regard s'arrête toujours au moment du COMA où j'ai failli ne pas dire AU REVOIR à mon épouse.  L'état de santé de MmeB a énormément affecté mes enfants depuis 20 ans, votre Seigneurie, et ce, par manque de SOINS médicaux et aujourd'hui, on vient vous dire que ce sont les enfants qui sont une des CAUSES de son état.

En compensation du PRÉJUDICE qui leur a été causé, si vous décidez de vous pencher sur cet aspect-là du côté INDEMNITÉ, je pense que ça serait justifié parce que si on regarde ça objectivement, tout compte fait, les DÉFENDEURS ont assisté en SPECTATEURS à la progression de la TC et ce, jusqu'au COMA.  Drs. Bouvier, Copti et ARC sont venus vous dire que si c'était à recommencer, on ferait la même chose, c'est grave, c'est inquiétant.

65 Étant profane là dedans, à la bibliothèque de la Faculté de DROIT, je me suis rendu compte que la seule source d'information c'est SQUIJ Société Québécoise d'informations juridiques.  Ce n'est que depuis le ler avril '88 que le HUIS CLOS est levé suite à une PLAINTE logée contre un membre d'une Corporation Professionnelle, on pouvait jamais rien SAVOIR!

Dans la DOC que j'ai consulté dans ma Règle 18 c'est intéressant à savoir: la FAUTE est donc fondamentablement caractéristique d'une conduite professionnelle inacceptable.  La JURIS québécoise a parfois, un peu à la manière de la COMMUN LAW, utilisé aussi le TEST de prévisibilité raisonnable du DOMMAGE.  C'est clair qu'en ne passant pas d'Ex, tout ça, sévères, les TRIBUNAUX doivent l'être parce que les VICTIMES d'accidents MÉDICAUX ont droit à COMPENSATION.  C'est pas une affaire pour S'ENRICHIR, votre Seigneurie, c'est pas une affaire pour PÉNALISER non plus, c'est une COMPENSATION.

70 La DOC indique également: Le médecin n'ignore pas que l'obligation de soigner est inhérente à sa fonction.  Cependant, il se pique d'étonnement lorsque les TRIBUNAUX lui en révèlent sa teneur.  Le médecin a deux grandes tâches à accomplir qui se succèdent dans le temps.  Dans une premiere étape, il faut DÉCOUVRIR le MAL, dans la seconde, il doit le COMBATTRE.  Dans notre cas, votre Seigneurie, c'est difficile de la SOIGNER, on savait pas ce qu'elle avait.  Dans les FAITS, on est en face de DIAG qui sont erronés par rapport à la RÉALITÉ.

71 Bernardot ajoute: Le médecin doit avoir recours à des recherches, analyses et Ex, au pluriel, ils sont nécessaires afin de faire prendre le moins de RISQUES possibles aux malades.  Le juge Bertrand dit: Qu'après avoir constaté que le médecin dans une telle cause donnée, a été influencé par les PLAINTES de l'épouse de, cette personne et que les Ex. ont été nettement INCOMPLETS, condamne le MÉDECIN.

Selon la DOC: LE DIAG exige de la part du MÉDECIN non seulement des connaissances, mais également des recherches.  Il ne peut plus se fier exclusivement à ses INTUITIONS.  Les_progrès réalisés dans les TECHNIQUES et la science MÉDICALE imposent aux MÉDECINS, à moins d'être certain de son point de vue, d'avoir RECOURS à tous les procédés d'investigation mis a sa disposition aujourd'hui.  Elles s'avèrent recommandables dans la MAJORITÉ des cas.  Prudence étant mère de SÛRETÉ, le médecin a intérêt à s'en prévaloir, car il est facile de présumer que s'il commet une ERREUR de DIAG qui aurait pu être évitée en employant de tels MOYENS, nos magistrats ne seront pas enclins à l'indulgence. C'est en tout cas, l'impression que nous avons ressentie en lisant le juge Vallerand.

72 Votre Seigneurie, je vous ai fait part que j'entendais faire une PREUVE JURIDIQUE par une méthode TECHNIQUE.  J'ai pas mal retrouvé ça dans la DOC à savoir: Il n'est sûrement pas inexact de soutenir qu'avec ces TECHNIQUES, nous sortons du domaine strictement MÉDICAL.  Dans ce contexte précis, les progrès sont tels que les RISQUES D'ERREURS pour un professionnel sont pratiquement négligeables.

75 Bernardot ajoute: Considérant que le MÉDECIN qui pratique depuis 30 ans, ne peut non plus prétendre qu'il puisse TRAITER ses malades de la même façon qu'au moment où il a été ADMIS à l'exercice de la MÉDECINE, puisque la science et les méthodes ont ÉVOLUÉ et qu'il est du DEVOIR du MÉDECIN pratiquant ou du SPÉCIALISTE d'utiliser les MOYENS qui sont à sa disposition et qui sont de nature à protéger la SANTÉ et les membres de ses clients.  C'est pour ça qu'il faut rechercher les RADIOLOGISTES.  Dr.CAG nous dit, dans son témoignage qu'elle ne recourt pas à ça.

79 Les MÉDIAS rapportent que le Prés. de la CPMQ affirme que: Les POURSUITES nous font constater qu'il y a des RISQUES d'erreur et de négligence.  C'est inexcusable et il faut éliminer ces erreurs.  Il ajoute:Le MÉDECIN a le DEVOIR primordial, à l'occasion de l'exercice de ses fonctions MÉDICALES, de protéger la santé et le bien-être des individus qu'il dessert, tant sur le plan INDIVIDUEL que COLLECTIF.

Votre Seigneurie, je diffère d'opinion avec le Ministre de la Santé quand elle prétend que l'E-S peut être un facteur D'ATTRAIT pour la pratique de la RADIOLOGIE, mais qu'en aucun cas, on doit en faire une condition de pratique. Ça a fait sursauter le Prés. de la CPMQ puis avec raison quand il nous dit: Les jeunes RADIOLOGISTES qui ont reçu leur formation a partir d'équipements MODERNES soutiennent qu'ils sont incapables de travailler avec des appareils CONVENTIONNELS, fait remarquer le Prés. de la CPMQ.  A son avis, le Gouvernement ne doit pas se préoccuper uniquement de l'ACCESSIBILITÉ mais aussi de la QUALITÉ des SOINS et il estime que la QUALITÉ passe par l'utilisation d'une TECHNOLOGIE moderne.  Dans notre cas, on ne passe pas par ça, a la lumière des FAITS, nous avons obtenus des DIAG d'une façon directement proportionnelle à la QUALITÉ des examens qui ont été prescrits.

81 Voici les 4 PRINCIPES de l'assurance-maladie du Québec: 1) L'universalité du Régime qui le rend gratuit et identique pour tous.  P. Ça fait 5 ans qu'on parle rien que d'argent, ÇA COÛTE CHER, il y a ci, il y a ça, il y a des frais.
2)L'accessibilité partout sur le territoire.  P. Si on a pas chez nous à Ville de Laval, bien il y en a ailleurs, on ne demeure pas au centre de l'Afrique, si j'avais su à ce moment-là que ça existait un E-S, je l'aurais traversé le pont.
3) La globalité, c.-à-d. la couverture de tous les SOINS.  P. Arbitrairement, on a pas passé d'E-S.
4) La continuité des services, tout au long de la maladie.  P. On a arrêté, on va pas plus loin, pas de méthode TECHNIQUE.  Ex. superficiel, on a eu des DIAG en conséquence.

84 Votre Seigneurie, vous m'avez demandé si je n'avais pas songé à remercier le Ciel?  Je me suis dit: La MÉDECINE ne pouvant plus rien faire, ce n'était pas un MOTIF suffisant pour moi de tout laisser tomber, car je savais depuis longtemps qu'un LÂCHEUR ne gagne jamais et qu'un VAINQUEUR n'abandonne jamais.  On est en présence de tous les rapports des MÉDECINS, tous les DIAG, il n'y a plus rien à faire.

85 Bien là, je fais quoi moi là, est-ce que j'attends la MORT pour maman?  Je ne peux pas, faut que je fasse quelque chose, je les vois les RAPPORTS, il n'y a rien à faire.  Ça moi, c'est impensable, je ne comprends pas ça, bien j'ai dit: Si, sur la terre, on est pas capable de RÉGLER ça, bien, on va s'adresser de l'autre bord, s'il y a quelque chose, faut faire quelque chose.

J'ai décidé de prendre les dispositions nécessaires, j'ai voulu CONSULTER, si je peux utiliser cette expression-là, un SCAN SPIRITUEL.  Le 11 septembre '84 j'ai pris les GRANDS MOYENS.  A ce moment-là, nous ne savions pas que nous étions en présence d'un cas de TC.  Maman me dit: Si seulement le PAPE pouvait mettre sa MAIN sur ma TÊTE, je rognerais mon problème.

En soi, c'est pas condamnable comme opinion, comme idée.  Et là, j'ai dit: Les FAITS ont pris le pas sur la THÉORIE, c'est plus le temps de PENSER, là, c'est le temps d'AGIR.  Vers minuit moins quart, je dis à ma femme ça te tentes-tu de voir le PAPE?  Elle dit oui.  Bon, bien on va commencer par aller se coucher puis on regardera ça demain. Bien j'ai dit non: Il va être trop tard. si on veut y aller il faut partir tout de suite, bien elle a dit: Il est minuit moins quart. Bien j'ai dit: tu viens ou tu viens pas? Elle dit je vais y aller.

On a passé la NUIT à la belle étoile, elle a des maux de tête, à 8:30 hres. le matin, le PAPE rentre, je le regarde, votre Seigneurie, vrai comme vous êtes là, la même chose que si j'avais un TABLEAU, un ROULEAU qui se déroule là, puis j'ai rien qu'à LIRE, c'est pas dur ça!

86 C'est un homme qui examine, je LIS ça, je grave ça dans mon esprit.  C'est un homme qui examine une SITUATION en profondeur, après mûres réflexions, il prend une décision, par la suite, il ne se laisse ni FLÉFCHIR ni DÉTOURNER de L'OBJECTIF qu'il s'est fixé.  J'ai dit là, c'est notre point de départ, on part avec ça faut RÉGLER le problème.  Six (6) mois après on s'est rendu jusqu'au printemps, puis on a RÉGLÉ le problème.

J'avais lu dans le livre de Frossard: "N'AYEZ PAS PEUR", lors de l'attentat du Pape, on a passé TOUS les EXAMENS, E-S etc. j'ai dit c'est bon pour le Pape, c'est bon pour moi, comment ça se fait qu'on est pas capable d'avoir ça nous autres?  Dans ce que Me.Chénier a déposé, tout est là.  Le RÔLE du TRIBUNAL n'est pas d'émettre une opinion MÉDICALE au cas de discordance entre les opinions des EXPERTS, mais bien d'établir s'il y a eu F&N.

ARGUMENTATION DE MME. ROSE-HÉLÈNE DUFRESNE-BROUILLARD

88 Voici les motifs pour lesquels l'HND est recherché: Le Dr.PC dit que c'est le Dr.Mohr qui a demandé un E-S, ce dernier dit: J'ai demandé un E-S le 27 mars '85 tel qu'il appert au dossier de l'HND à la page 77.  Ce qui vient infirmer la lettre du Dr. Boglien à savoir que le Dr. Laflamme a prescrit un E-S et a remis la REQUÊIE appropriée au département de radiologie de l'HND le 26/3/85.

C'est le contraire de ce que dit le Dr. Laflamme qui dit: Le 26 mars '85, j'ai rendu à l'HND à 9:00 tires., je suis allé porter la REQUÊTE remise au neuroradiologiste de l'HND le Dr. Lesage. P. C'est le contraire de son témoignage le 6 janvier '89 dans le livre 3 à la page 29 où il dit: le mardi, je suis toujours à mon bureau privé et non pas à l'HND, à noter que le 26 mars '85 C'était un mardi! légalement, c'est le contraire de ce que dit Me.Chénier à la présente audition à la page 113.

89 C'est le contraire, la lettre du Dr. Boglien indique que le Dr. Laflamme devait appeler le domicile de la patiente le 28 mars '85, ce qui a été contredit par le Dr. Lesage à savoir que c'est une réceptionniste du département de radiologie de l'HND qui a T le 28 mars '85.  Me. Tellier dit que la REQUÊTE du 26 mars '85 du Dr. Laflamme a été DÉTRUITE, si tel est le cas, c'est ILLÉGAL de DÉTRUIRE un document pertinent dans un dossier.  La preuve, la REQUÊTE n'existait pas a cette date-là et c'est faux de dire qu'elle ne servait plus du fait que j'étais déjà hospitalisée.  J'ai été hospitalisé le lendemain le 27 mars '85, donc si elle avait apparu au dossier le 27, vu que la demande avait été faite, elle aurait servi, c'est le contraire de ce que dit Me. Chénier à la page 112.

Selon Me. Cliénier, Dr. Laflamme a conservé un COPIE de la REQUÊTE, ce qui est faux puisque le dossier de l'HND indique que la REQUÊTE a été demandée le 29 mars '85, voir ma déclaration hors cour sous serment le 3 novembre '88, ce qui vient fausser le plaidoyer de l'HND.

93 Par le juge: Qu'est-ce que vous prétendez vous?  Par MmeB: Bien je me dis que si l'HND l'a reçue le 26 puis marque URGENCE, qu'elle se devait d'appeler immédiatement, j'aurais évité l'HÉMORRAGIE cérébrale et le COMA.  Par le juge: Ça Madame je peux comprendre très bien, je concilie, je comprends très bien ce que votre ...

95 Le 28 mars '85, après avoir parlé à mon mari, le Dr. Laflamme a demandé un E-S le lendemain le 29.  Dans son plaidoyer l'HND indique avoir reçu la REQUÊTE le 26 de là, son plaidoyer qui est faussé.  J'ai été reçu chez le Dr. Laflamme le 25 mars '85 et aucun défendeur m'ont T pour un E-S AVANT mon COMA le 27 mars '85.  Voilà pourquoi ils sont tous deux recherches.

La pseudo REQUÊTE du Dr. Laflamme étant supposément là, elle n'a jamais servie, et selon le témoignage du Dr. Laflamme, il est allé porter la sienne le 26 mars '85, ce qui est inexact.  La preuve, on a jamais vu de REQUÊTE pour un E-S au dossier de l'HND car si c'eut été le cas, le Dr.Mohr n'aurait pas eu à en faire une le 27 mars '85, il avait tout simplement à sien tenir celle du Dr. Laflamme.

96 Dans le cas du Dr.CAG et ARC, je ne dis qu'ils ne devaient pas ignorer la présence d'une TC en ce qui me concerne, avec tous les SYMP que j'avais et surtout leur avoir fait part de ma CRAINTE d'avoir unr TC. Ils ont préféré s'en tenir aux résultats des Ex. R/X et EEG. Ils n'ont pas retenu ma crainte, mes appréhensions, ils ne sont pas allés plus loin dans les Ex.

Je n'ai pas eu d'E-S, j'ai eu droit à un E-S seulement qu'après mon COMA parce qu'on a voulu s'en tenir aux Exx. R/X et EEG qui ont été demandés. On a pas retenu mon appréhension de TC et j'en ai parlé avec Dr. CAG de la possibilité d'une TC et de ma CRAINTE et j'en ai parlé également avec le Dr. ARC, mais ils ont préféré s'en tenir aux Ex., aux résultats d'Ex. qui ont été passés et ils n'ont pas, leur curiosité n'a pas été, ils ont, en tout cas ... Par le juge: Été éveillée.  Par MmeB: C'est ça, ils s'en sont tenus à ça, puis on va pas plus loin, ça nous suffit comme résultats.

97 Donc, c'est déplorable mais c'est comme ça.  Moi je me suis retrouvé dans le COMA le 27 mars et avec tout ce qu'on sait et qu'on a entendu, c'est déplorable, c'est comme ça; j'avais pas d'autre choix que d'attendre puisqu'on voulait pas aller plus loin pour L'INVESTIGUER avec tout ce qui avait été discuté de possibilités.  En tant que MÉDECINS, je pense bien qu'ils ne pouvaient pas ne pas se douter de la possibilité d'une TC avec tant de SYMP, puis j'en faisais tellement part, mais ça été comme ça.  Je regrette, c'est bien déplorable, mais j'en ai subi les conséquences.

Votre Seigneurie, je vous remercie de l'indulgence que vous avez eue à mon endroit.  Je vous remercie sincèrement.  C'est terminé et puis je garde un bon souvenir de votre rencontre.

PAR LE JUGE, M.BROUILLARD, AVANT D'ENTENDRE LA DÉFENSE

97 Y a une allégation qui a été faite par les Drs. Bélanger et Bouvier et d'autres EXPERTS que dans le cas de TC du genre que celle que votre épouse avait, on ne recommande pas l'opération tant et aussi longtemps que des SYMP plus aigus et plus graves ne se développent et que, selon eux, dans les circonstances, ils n'auraient pas requis une opération au moment où elle a été vue par le Dr.ARC puisque, à ce moment-là, les SYMP aigus n'existaient pas et que ça aurait, même s'il y avait eu et même si la TC était là, aurait fallu attendre que elle devienne aigus, parce que à cause du fait que ces opérations sont toujours très risquées.

QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ A RÉPONDRE A CETTE ASSERTION DES EXPERTS?

98 Par le demandeur: Le Dr. Mohr, le 13 juin '85, en présence de ma femme et moi, nous dit que c'est plus difficile d'opérer une TC comme ça quand son SIÈGE se situe dans la région motrice du cerveau mais que là, dans ce cas-là, collée à la FAUX du cerveau, il enlevait ça, là, avec le petit doigt, comprenez vous?  Et puis là où elle était plus redoutable dans son cas celle-là, c'est que c'était une TC BÉNIGNE et non MALIGNE; plus redoutable en ce sens par rapport à son VOLUME.  Son volume créait une PRESSION extraordinaire, jusqu'au point où la COMPLIANCE a été épuisée.  Pa veut dire ça que, au mois de février, elle était MOINS GROSSE qu'elle éiait-là.

Au mois de février, au mois de novembre, elle était moins grosse, la PRESSION était moins forte puis plus ça allait.  D'ailleurs, il y a un des EXPERTS qui marque dans son rapport: "Tôt ou tard, ça devait arriver".  C'est entendu, quand la COMPLIANCE est épuisée, bien là, y a plus rien à faire, comprenez vous?  Par le juge: Oui, je sais, mais qu'est-ce que vous dites de ce DIAG que 2 ou même 3 on dit que, à ce moment-là, ce genre de TC-là on ne l'opère pas tant qu'elle n'est pas aigus et que, dans les circonstances, on prend pas de chance parce que il peut arriver bien d'autre chose qui, qu'est-ce que vous avez à dire à cette assertion-là?

99 Par le demandeur: Bien je dis, Votre Seigneurie, je dis qu'on s'en va, on s'en va à la MORT.  Par le juge: Bien, ça, tout le monde va à la MORT, Monsieur ça. Par le demandeur:Ah! bien, je comprends, mais on peut aller à la MORT sans TUMEUR cérébral!  Par le juge: D'accord, Merci M. Brouillard.

P. Me. Chénier admet à la page 108 que selon Dr. Couillard la TC s'enlève très bien!

ARGUMENTATION DE ME. ROBERT-JEAN CHÉNIER

101 Il admet que le médecin traitant Dr.Mohr allait finir comme EXPERT.

106 Par le juge: Vous me plaidez que la RES IPSA LOQUITUR ne s'applique pas.  P. C'est exactement le contraire tel qu'indiqué aux pages 78 et 79 par le demandeur à l'audition du 17 janvier '89 dans le livre 10.  La preuve, Me. Chénier dit que la PRÉSOMPTION DE FAUTE s'applique lorsque ON IGNORE la CAUSE d'un DOMMAGE.  C'était précisément le CAS dans ce dossier, du FAIT que n'ayant passé aucun E-S avant COMA, ON IGNORAIT la CAUSE du DOMMAGE.  Autrement, on l'aurait vu.  C'est là qu'on retrouve la FAUTE, du fait que les phénomènes d'accompagnement, les SYMP et les SIGNES neurologiques existaient avant le COMA.  La chose parle par elle-même, à savoir qu'il y a un certain ensemble d'ÉVÉNEMENTS qui nous laissent, conduisent tous a croire qu'il y a eu NÉGLIGENCE.

107 Il dit: Cette pathologie déjoue tous les TESTS bien qu'elle aurait pu être vu au R/X ou à l'EEG, mais elle a déjoué toutes les recherches qui étaient faites par les médecins.  P. La réponse se retrouve dans les Pièces NP-18 et 19 Défininitions du Dictionnaire.

108 Il admet que l'autre aspect d'une TC qui est très morbide, c'est sa capacité de se reproduire par des MÉTASTASES et de se retrouver dans tout le corps, dans tout l'organisme où le processus cancéreux se reproduit.  P. C'est exactement ce qui s'est produit suite aux interventions chirurgicales des 5 et 6 avril '89.

112 Il dit: La chronologie est claire, le Dr. Laflamme voit Mme.B le lundi 25 en fin d'après-midi 16:30 hres. il prend la réquisition qui est déposée au dossier et la remplit lui-même à la main en présence de MmeB.  Le lendemain, mardi le 26, dès le début de la journée, il se rend lui-même en personne à l' HND, au département de neuro-radiologie où il donne au Dr. Lesage ou Léger, en personne, ou s'ils ne sont pas présents, laisse sur le mégatoscope mais dans le bureau du médecin, la RÉQUISITION sur laquelle est écrit oedème papillaire bilatéral chronique atropilique- URGENT.  Il s'attend que son cas passe d'ici 48 hres.

P. C'est le contraire que le Dr. Laflamme dit à son.témoignage du 6 janvier '89 du livre 3 à la page 29 à savoir que le mardi, il est toujours a son bureau privé et non pas à l'HND.

113 Il dit: Le Dr. Laflamme, lui-même pour faire le suivi, le 28 mars '85 il appelle au domicile de la patiente pour s'informer de celle-ci si elle a passé son E-S.  C'est lui qui initie l'appel chez MmeB.  P. C'est contredit par le témoignage du Dr. Lesage à l'audition du 6 janvier '89 page 71.

Il dit: C'est pas M.B qui l'appelle.  P. C'est le contraire qui est indiqué dans la Pièce NP-7 à la section du 28 mars à savoir que c'est le demandeur qui a T au Dr. Laflamme.

Il dit: C'est le Dr. Laflamme qui fait le suivi de son dossier et appelle chez MmeB pour dire: MmeB, avez-vous passé votre E-S?
P. C'est FAUX, car le Dr. Laflamme n'a pas T au domicile des demandeurs au 661-9485 tel qu'indiqué sur la pseudo-requête mais bien au bureau d'affaires du demandeur au 721-8117 à 9:45 tires. a.m. le 28 mars '85.  C'est précisément à ce moment-là que le demandeur a appris au Dr. Laflamme que Mme. portait une TC etc.

114 Il y a un 2ième. appel T de fait selon Me.Chénier, c.-à-d. que lorsque le Dr. Laflamme appelle, dans le même avant-midi, et sans que le Dr. Laflamme ait demandé à l'HND de le faire, c'est totalement indépendant; la préposée de l'hôpital a appelé MmeB pour qu'elle vienne passer son E-S.
P. C'est FAUX, le Dr. Laflamme n'a jamais T au domicile des demandeurs, ces derniers ont reçu qu'UN SEUL APPEL tel qu'indiqué dans les brefs et dans la Pièce NP-7.

Il dit: C'est ça la chronologie des événements, la RÉQUISITION n'a pas été DÉTRUITE.  Me.Tellier a pas dit qu'elle avait été DÉTRUITE.
P. C'est le contraire des versions de Me. Tellier à l'audition du 4 janvier '89 pages 68 à 70 incl. dans le livre No. 1.

115 Il dit: La REQUÊTE est là le 15 on réappelle puis on dit: Madame est sortie de l'hôpital, elle n'a plus besoin d'E-S, on marque ANNULÉE puis on la retourne au Dr. Laflame et c'est ce qui est déposé en PREUVE c'est une REQUÊTE qui est devenue caduque.
P. C'est aberrant, comment pouvait-on retourner une pseudo-requête au Dr. Laflame, laquelle, selon Me. Tellier avait été DÉTRUITE? C'est aberrant! De plus si ça avait été VRAI on lui aurait retourné L'ORIGINAL  de sa REQUÊTE et non une COPIE et ILLÉGALEMENT, le juge accepte comme preuve une copie de la pseudo-REQUÊTE et par surcroît, la C.A. rejette les actions des demandeurs contre l'HND et le Dr. Laflame!


La suite...

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