TÉMOIGNAGE DU DR. GEORGES BÉLANGER

 

P. Ici, il s'agissait de CÉPHALÉE avec intensités, voir témoignage du Dr. CAG à l'audition du 6 janvier '89 page 113 dans le livre No. 3 elle dit: C'est ça que la patiente avait "DES SYMPTÔMES TRÈS APPARENTS LE 9 AOÛT '82" Le 2 novembre '82 elle admet que MmeB avait des CÉPHALÉES encore avec intensité. Donc, il ne s'agissait pas de CÉPHALÉES SIMPLES ou PÉRIODIQUES comme le Dr. Bélanger en fait allusion dans ledit article.

114 Il dit: Les SIGNES subjectifs que la patiente nous a donnés ne sont absolument pas en rapport avec une TC.  P. A la page 91, le Dr. Bouvier admet qu' y a un ÉVÉNEMENT qui est rapporté dans le dossier de l'HSC qui peut être COMPATIBLE avec un épisode CONVULSIF.  De plus Dr. Vézina aux pages 137, 154, et 155 de son témoignage a l'audition du 11 janvier '89 dans le livre No.6 nous apporte toutes les précisions.

115 Il dit: La céphalée de la TC arrive à la fin.  P. C'est FAUX car les Pièces NP-18 et 19 du dictionnaire indiquent que la CÉPHALÉE est un SYMP de TC.

116 Il dit: Voici une patiente semblable au cas de MmeB, elle a une crise d'épilepsie, à tout événement, on demande un E-S, ça été une découverte, si elle n'avait pas fait cette crise là, cette patiente là aurait vécu et serait morte avec.  P. En '76, MmeB a fait une crise d'épilepsie, on n'a pas demandé d'E-S et elle s'en allait vers la MORT, c'est exactement ça.  Le Dr. Bélanger nous confirme la FAUTE car personne n'a demandé d'E-S après la crise d' épilepsie.  La preuve, Dr. Bélanger dit: Ce qu'on voit, on trouve plus de méningiomes, votre Seigneurie, à la salle d'autopsie que dans notre pratique que les gens meurent de d'autres choses sans avoir eu le temps de manifester leurs lésions.  Dans le cas présent, les SYMP sont là depuis '76 selon Dr. Vézina il l'admet à l'audition du 12 janvier '89 à la page 37.

Il dit: maintenant que nous avons l'E-S on peut suivre le patient, je suis des méningiomes et on fait faire un ES aux 6 mois ou 2 ans.  On a pas à être agressif vis-à-vis une lésion qui ne l'est pas.  Si elle devient, oui, là, c'est à notre tour d'être agressif.  MmeB qu'on a opéré d'une HEM qu'elle avait en pré-opératoire, c'est arrivé avant l'opération.
P. A l'audition du 13 janvier '89 à la page 9 du livre No.8, le juge lui pose une question à cet effet et il répond exactement le contraire à savoir qu'elle n'avait pas encore d'HEM.

118 Il dit: faut tout faire pour éviter la chirurgie.  P.NP-18 et 19 et 20 nous indiquent que la chirurgie c'est le seul espoir de guérison, donc, c'est le contraire de ce que dit Dr. Bélanger.

122 Il dit: Ce qui a été dit de la CARTOGRAPHIE, je partage, c'est bien évident.  P. Le Dr. ARC ne l'a pas demandé, le Dr. Vézina dit qu'il aurait pu découvrir un SIGNE permettant de recourir à un E-S alors!  Dr. Bélanger dit: c'est l'avantage d'avoir un E-S maintenant, il est plus important d'avoir un E-S pour un problème cérébral que pour une colonne quand même, parce que la colonne ne met pas la VIE en danger d'un individu.

125 Q: Par le juge: Est-ce que vous avez vu dans le dossier de Mme CAG des crises d'épilepsies?  R: Non, Mme CAG n'était pas justifiée avant qu'elle demande sa consultation au neurologue de se faire guider parce qu'il n'en était pas question du tout.  P. C'est là que Dr. CAG a commis sa FAUTE en refusant l'offre de MmeB de faire venir son dossier de l'HSC, là, elle aurait vu qu'elle avait fait de l'épilepsie en '76.  A l'audition du 16 janvier '89 du livre No.9 à la page 12 le juge dit: JE SAISIS.

129 Il dit: On a jamais eu de corrélation à l'Ex. neurologique des problèmes d'ataxie. Un méningiome occipital ne donne jamais de troubles de la démarche. Alors, ça n'a aucun rapport. Tituber, c'est comme quelqu'un qui est "paqueté". Q: Par le demandeur: A peu près comme l'expression du Dr. CAG à MmeB, prenez vous de la boisson, c'est ça. R: Bien oui. P. A la page 101 le Dr. Copti admet que la démarche de MmeB était hésitante, les pas sont hésitants. Je l'ai constaté puis je l'ai rapporté.


DATE D'AUDITION LE 13 JANVIER '89, LIVRE NO. 8

TÉMOIGNAGE DU DR. GEORGES BÉLANGER

5 Il dit: Si on veut laisser le mot COMA pour moi, j'ai pas d'objection, mais ce serait un COMA léger.

DATE D'AUDITION LE 16 JANVIER '89, LIVRE NO. 9

ARGUMENTATION DE PAUL-ÉMILE BROUILLARD

5  Nous sommes ici non pas pour nous enrichir, mais pour obtenir compensation suite au très sérieux préjudice qui nous a été causé.  La base de notre argumentation repose essentiellement sur les Art. 7, 12 et 24 de la LOI constitutionnelle de '82.

Cr. Vézina selon son témoignage, la CARTOGRAPHIE est mise en DOUTE. Votre Seigneurie, un appareil qui est mis en DOUTE, ça veut pas dire que on peut le condamner totalement. On peut obtenir des INDICATIONS, peut être pas parfaitement mais si ça nous donne un INDICE quelconque, bien il faut s'en servir, même si ça nous donne pas un résultat à 100%, faut rien négliger, parce qu'on avait tout de même la VIE de MmeB entre les mains.

11 Le Dr. Laflamme peut être considéré comme un HÉROS dans le cas de MmeB, c'est aberrant.  Pas d'E-S, pas de CV URGENT, bâclé.  On a pas à faire d'étude exaustive, pour se rendre compte qu'au Québec, on accorde plus d'intérêts aux DIPLÔMES qu'aux QUALITÉS personnelles d'une personne.  Si un E-S, un EEG et un R/X indiquent NORMAUX est-ce la PREUVE qu'il n'existe pas d'anomalie?  La réponse du Dr. Vézina est non.  Le Dr. ARC dit oui.  Dr. Vézina dit: Il peut y en avoir, contraire au témoignage du Dr ARC.  La preuve se fait par les FAITS dans ce dossier-là.

A l'aide d'une CARTOGRAPHIE, on aurait pu déceler quelque chose d'anormal, le Dr. Vézina est spécifique la-dessus, il dit: Oui, avec ce SIGNE, on pouvait alors prescrire un E-S, mais, lui, Dr. ARC, y en voit pas d'indication, ça fait que le SIGNE, il le trouvera jamais parce que y a été établi clairement en preuve, votre Seigneurie, que, avec une CARTOGRAPHIE cérébrale, on ne trouve pas une TC; ça va nous démarquer, ça va nous indiquer si la ligne médiane est déplacée ou à gauche, ou à droite dans le cerveau, mais avec ça, là, on y va.  Il le fait pas, on en connaît les conséquences.

12 A la lecture du dossier, les FAITS sont plus têtus que les INTERPRÉTATIONS.  Il déclare: Y a pas de crise épileptique, c'est le contraire du témoignage et du rapport de l'expert.  P. Si Dr. CAG avait accepté de faire venir le dossier de l'HSC, là, elle aurait vu les SYMP, voir page 22.  Par le juge: Elle aurait, en tant que généraliste.  Par M.B: VU les SYMP.  Par le juge: dit aux spécialistes: Vous avez pas fait votre, ce que vous auriez dû faire.  Par M.B: Elle aurait pu écrire, disons sur la feuille de consultation: Madame, c'est une personne connue épileptique ou quelque chose comme ça.  Pris à même le dossier de l'HSC.  Vous saisissez?  Par le juge: JE SAISIS.  P. Le juge ne retient pas la RESPONSABILITÉ du Dr. CAG, c'est aberrant,

Le DR. GB dit: On peut suggérer des Ex. supplémentaires, mais c'est un neurologue qui doit demander un E-S.  C'est pas possible, il nous admet que des CÉPHALÉES, ça peut être des SYMP.  Ensuite il nous dit: Ce sont des SYMP de TC. Ça m'inquiète ce témoignage-là, Votre Seigneurie, en ce sens qu'au Québec, 2 LOIS obligent les MÉDECINS à s'assurer et une 3ième.  LOI, dans le cas des RADIOLOGISTES, du fait, que, par leurs DIAG, ils doivent assurer le plan de TRAITEMENT.

13 Comment voulez vous traiter MmeB quand les spécialistes CONSULTANTS disent: Tout est beau, tout est normal?  Par le juge: comme ça, votre prétention LÉGALE, c'est que même si la PREUVE a été faite, même si la TC de votre épouse n'apparaissait pas sur les RADIOGRAPHIES qui ont été prises, les Drs. Bessette et Lemay sont responsables?

Par le demandeur: Absolument.  Par le juge: Même si ça apparaissait pas? Par le demandeur: Absolument, parce que eux, en tant que spécialistes CONSULTANTS, ils avaient l'obligation de MOYENS.  Par le juge: La preuve qu'on a faite, c'est que leur spécialité, justement ça, c'est de prendre les RADIOGRAPHIES.  Je vois pas comment on peut les tenir responsables de n'avoir pas demandé des Ex. qui ne sont pas de leur ressort.

14 Par le demandeur: Les MÉDECINS traitants préparent une formule de consultation.
MmeB arrive chez un RADIOLOGISTE, médecin CONSULTANT.  Le RADIOLOGISTE doit prendre tous les MOYENS à sa disposition.  MmeB était en droit de savoir si OUI ou NON elle portait ou pas une TC, mais elle sort de là, tout est beau, tout est normal.  Les FAITS nous démontrent le contraire.  C'est là-dessus que je voudrais attirer votre attention.

Voilà pourquoi personne ne connaissait la maladie de MmeB, aucun plan de traitement adéquat n'a été fait.  C'est pourquoi il est recherché.  Le cas du Dr. Lemay est identique car il y a eu de sa part et de la part du Dr. Bessette, erreur de jugement dans le CHOIX des méthodes permettant d'assurer la QUALITÉ du DIAG, lequel, dans les FAITS, s'est avéré erroné.

Un médecin RADIOLOGISTE, quand une prescription lui arrive, bon, on lui remet ça, là, bon, bien c'est aussi simple.  On veut avoir un R/X du crâne.  Deux (2) alternatives se présentent devant lui: AVEC ou SANS IMAGE.  Pas d'IMAGE, on trouve pas grand chose, on l'a vu là.  Avec un E-S au début de '83 c'est clair qu'on voit la TC, Le Dr. Bélanger dans son EXPERTISE, écrit: Au début de '83, il n'y a eu qu'une petite investigation de base, soit R/X ordinaire du crâne.

MmeB avait droit à TOUS les Ex., l'E-S, ça faisait partie de toute la discipline RADIOLOGIQUE. Elle n'a pas eu de ça. P. Les RADIOLOGISTES admettent qu'ils sont des CONSULTANTS c.-à-d. de second palier et en vertu du jugement rendu, à la page 11, ils pouvaient requérir ou prescrire un E-S. L'opinion du juge est contraire a la doctrine déposée et relatée aux pages 71, 75 suivantes.

16 Dr. Trudel: il écrit: vomissements, signes de TC rendue à l'âge adulte.  Il dit: cartographie en '76, on n'en parle pas.  Ce qui est contraire à l'affirmation du Dr. CAG à la page 13 de son interrogatoire hors cour le 15 novembre '85.  Il écrit: en '76 céphalées dans le rang de la nuque depuis 2 ou 3 ans, donc, en '76 la TC était là.  En '86, nous avons été reçu en consultation par le Dr. Bélanger, je lui ai dit que selon moi, là, en '76, la TC était là.  Le Dr. Vézina vient nous confirmer que c'était vrai qu'elle était là, depuis au moins une quinzaine d'années.

17 Votre Seigneurie, Dr. Vézina, il est venu vous dire à la barre, les CONVULSIONS, L'ÉPILEPSIE, VOMISSEMENTS, ce sont des SYMP de TC.  On retrouve tout ça dans le rapport du Dr. Trudel. Dr. CAG refuse l'offre de MmeB en date du 5 juin '78 à savoir de faire venir son dossier à l'HSC.  P. A la page 23 le juge en SAISIS l'importance et ne retient pas la responsabilité du Dr. CAG.

19 J'ai toujours cherché la CAUSE des CÉPHALÉES puis des problèmes.  C'est le Dr. Vézina qui vient nous le confirmer, que les SYMP étaient là, que la TC était là, donc, la cause était là.  Par le juge: Le Dr. Lalonde et l'HSC ont jugé, à ce moment-là, que Madame, votre épouse, n'était pas malade?  Y ont pas trouvé, y on dit que c'était négatif et comment voulez vous que Dr. CAG qui n'est pas un spécialiste puisse dire: Bien voici, Madame a une TC?  Lorsque des spécialistes, comme l'HSC et le Dr. Lalonde ont dit que Madame n'en avait pas?  C'est ça que je comprends pas tout à fait le pourquoi de cette question du rapport de l'HSC qui était négatif d'ailleurs.

P. C'est inexact de la part du juge car ce n'était pas NÉGATIF, car Dr. Vézina déclare que les SYMP de TC étaient là en '76.

20 Par le juge: Voici, vous me parlez que la TC remontait aux Ex. que Madame a eus à l'HSC, si on prend votre raisonnement, la TC était là et l'HSC ne l'a pas vue.  Il y a eu un DIAG négatif, c.-à-d. on a dit: Madame n'en a pas de TC. N'a rien.  Bon.  Alors je ne comprends pas comment, a ce moment-là, vous êtes plus sévère à l'endroit de Mme CAG qu'à l'endroit de l'HSC?

22 Par le juge: Je comprends pas, parce que Madame, même si elle n'a pas fait venir le rapport médical, le rapport médical indiquait que Madame n'avait rien, mais comment voulez vous être plus sévère que a l'endroit de Mme CAG?  Par le demandeur: Quand j'ai pris connaissance du dossier de l'HSC, là, j'ai vu que les SYMP étaient là.  Je vais aller vérifier ça, moi.  Dr. CAG, dans son interrogatoire, nous dit que MmeB a eu une CARTOGRAPHIE cérébrale puis des Ex. complets.  Bon, j'ai dit, tout a été fait, y ont rien trouvé.  Mais le Dr. Trudel me dit: Il n'a pas eu de CARTOGRAPHIE.  Le Dr. Lalonde me dit la même chose.  Donc, y a pas eu d'Ex. complets.

Si le 5 juin '78, Dr. CAG avait fait comme le Dr. YL, si elle avait accepté de faire venir le dossier, là, elle aurait vu.  C'est dans ce sens là.  Par le juge: Elle aurait ... Par le demandeur: Elle aurait vu les SYMP.  Par le juge: Elle aurait, en tant que généraliste ...

23 Par le demandeur: Vu les SYMP.  Par le juge: dit aux spécialistes: Vous avez pas fait votre ... ce que vous auriez dû faire.  Par le demandeur: Elle aurait pu écrire, disons, sur la feuille de consultation: Madame, c'est une personne connue épileptique ou quelque chose comme ça.  Pris à même le dossier de l'HSC.  Vous saisissez?  Par le juge: JE SAISIS.  P. Il saisit tout et il ne retient pas la responsabilité du Dr. CAG.

Dr. Perrier, pourquoi marquez vous arrivée sur pied?  C'est du oui dire, vous étiez pas là?  Ça ça vient infirmer les rapports médicaux et d'experts qui affirment que MmeB est arrivée SUR PIED et consciente.

24 Dr. Doss ophtalmologiste.  Y a fait un Ex.  CV tout à fait bâclé.  Sans méthode technique. Encore là, un Ex. ce qu'on appelle par confrontation.  Je lui ai demandé si c'était important comme Ex., un CV, tout le monde est d'accord mais personne en passe.
Dr. Brochu ophtalmologiste. C'est un témoignage sérieux et objectif. Elle est catégorique.

27 A la question: Les médecins ont manqué le BATEAU dans le cas de MmeB il répond: CERTAINEMENT.  Dr. CAG a trop attendu pour référer MmeB à un ophtalmologiste et à un neurologue il répond: CERTAINEMENT.  Autrement dit, y est venu nous dire, y est venu vous dire, votre Seigneurie, ce qu'il nous a dit, c'est un témoignage cohérent ça.

Le neurologue, Dr. ARC, a manqué car les SYMP étaient clairement indiqués sur la feuille de consultation du Dr. CAG, à savoir amaigrissement depuis 1 an, démarche titubante, céphalées.  Tout était là?  Il répond: CERTAINEMENT.  A la question a savoir que les radiologistes y sont pour quelque chose, il répond: CERTAINEMENT.  Vous lui avez dit, MmeB, vous n'avez pas été chanceuse, si votre cas était arrivé vers les années '66, avant l'E-S, vous seriez morte?  CERTAINEMENT.  Ça c'est un témoignage d'un homme qui ne plie pas l'échine devant sa Corporation.  Lui, y est là, y a ça.  C'est un témoignage édifiant qui fait penser au témoignage du Dr. Bernard Lambert de l'Hôp.Ste. Justine.

29 Dr. Lalonde, il admet que MmeB faisait des crises CONVULSIVES de nature épileptique en '76 il a prescrit un R/X voir Pièce NP-25., Ça rejoint le témoignage du Dr. Vézina, TC depuis au moins une quinzaine d'années.  Pièce NP-25 patiente connue épileptique.  Il dit: j'ai prescrit un EEG puis un ÉCHOENCÉPHALOGRAMME, lequel, est un Ex. moins précis que l'E-S mais donnant normal.  On nous a pas informé de ça que ça existait cette affaire-là l'E-S, on l'aurait demandé nous autres.  Tout ce qu'on connaît nous autres c'est un R/X ou un EEG.

30 Il dit: la CARTOGRAPHIE en '76 ça n'a pas été demandé.  C'est le contraire de la version du Dr.CAG, à la page 13 de son interrogatoire au préalable le 15 novembre '85.  Dr. Lalonde indique: Je crois que le médecin le plus apte à vous donner une OPINION sérieuse quant aux circonstances qui ont entouré l'intervention et surtout quant aux conséquences de l'intervention chirurgicale est le neurochirurgien qui vous a opérée.

En d'autres termes, permettez que j'utilise ce terme-là, votre Seigneurie, pas des bouffonneries comme son confrère neurochirurgien le Dr. Bélanger. Évidemment, nous avons été profondément déçus, votre Seigneurie, parce que, pour moi, la CDLCC, dans une société démocratique dite civilisée, c'est la base, autrement, c'est l'anarchie. On vit tout de même pas, votre Seigneurie, dans un pays totalitaire.

Il témoigne, on lui demande de l'assermenté, il répond: Je suis un NON CROYANT.  Comme un éclair, ça me sonne, Oup!  J'ai dit: l'Art.2 de notre constitution: Liberté de religion, tiens, c'est parfait, j'ai pas, bon, on remplace ça par une formule solennelle.

Il admet avoir signé une REQUÊTE pour un E-S le 27 mars '85.  C'est juste là moi, que je l'ai appris, à l'audition, je le savais pas, ça, tel qu'indiqué à la page 77 du dossier de l'HND.  La REQUÊTE indique: URGENCE et rien de plus, votre Seigneurie, pas immédiate, 48 hres., 72 hres. rien de ça, URGENT, c.-à-d. dans les heures qui suivent, comme dans la Pièce NP-23 à l'HGJ.

32 Une URGENCE c'est dans les hres. qui suivent, Me. Tellier admet ça très clairement dans son plaidoyer, c'est dans les hres. qui suivent quand c'est URGENT.  Si la REQUÊTE du Dr. Laflamme avait été là le 26 c'est clair, le Dr. Mohr n'aurait pas à en faire une le 27 quand MmeB est arrivée.  Y a rien qu'à prendre celle là, est faite.  A peut pas être faite, elle n'était pas là.

Ce qui explique dans le bref sa grande nervosité quand je lui ai appris au Dr. Laflamme que MmeB porte une TC.  Il répond: Vite, vite, vite, faut que j'appelle à l'HND, c'est important, c'est URGENT, donnez moi le No. de T de la chambre, vite, vite, faut que je rencontre les spécialistes de l'HND, surtout le Dr. Mohr. Bon, y est venu nous le dire que le 29 mars '85, c'était un vendredi, c'est le lendemain de notre conversation, pas le 26!

Dr. Laflamme nous dit qu'il est allé porter la sienne le 26 mars, ce qui était inexact, la preuve, on n'a jamais vu de REQUÊTE pour un E-S au dossier de l'HND.  On a jamais vu de ça, car, si c'eut été le cas, le Dr. Mohr n'aurait pas eu à en faire une le 27, il avait tout simplement à se servir de celle là.  C'est pour ça que le paragraphe 22 du plaidoyer de l'HND est sans fondement.

P. A son témoignage du 6 janvier '89 dans le livre 3 à la page 29 Dr. Laflamme admet: que le mardi et le mercredi, je suis toujours a mon bureau privé et non pas à l'HND.  Par le juge: A la page 44 dans le livre 3 du 6 janvier '89 il dit non c'est pas ça, c'est pas ça que j'ai compris moi non plus.  Par le demandeur: C'est exactement le contraire que le Dr. Laflamme a déclaré à la page 111 dans le livre 2 à l'audition du 5 janvier '89.  Ça vient automatiquement infirmer les prétentions de Me. Chénier dans son argumentation aux pages 112 à 115 inc. du présent livre.

33 Dr. Mohr dit: La pression dans la tête causée par la masse de TC et l'oedème, quant une masse croit, au fur et à mesure, c'est plus rare sans CÉPHALÉES.  Donc, ce n'était pas le cas de MmeB parce que on retrouve ça toujours CÉPHALÉES.  Q: Quand le pouls est à 50, on est dans un état de bradycardie Dr. Mohr?  On est pas loin du COMA?  Il répond: OUI. Le dossier de l'HCSL en '84, nous indique qu'à un moment donné y était à 56, on n'était pas loin, là.  Dr. Mohr nous déclare: On doit être PRUDENT, autrement, on se retrouve ici à la Cour.  C'est une phrase qui en dit long ça, votre Seigneurie. Ça m'a ramené à un programme à la TV: "Aux trousses des médecins".

34 Y a eu différents témoignages à la TV par des MÉDECINS, des témoignages objectifs.  Quand un médecin reçoit un bref d'assignation c'est à peu près l'équivalent d'un Ex. raté à l'Université.  Ils vont même jusqu'à dire c'est un DEUIL inhumain. Reconnu responsable ou pas, ça marque, à un tel point dans certains cas votre Seigneurie, que ça peut aller jusqu'à, de la part du médecin, à faire une grave dépression, on ajoute que ça peut aller au suicide c'est déplorable votre Seigneurie, faut faire attention.

Par le juge: Bien, qu'est-ce que, vous résumez ça comment tout ça? Par le demandeur: Bien les médecins doivent être de plus en plus PRUDENTS, c'est le lien avec le témoignage du Dr. Mohr. Le Dr. Mohr fait une description brève de la TC que portait MmeB, de type méningiome.  Convulsion, épilepsie, il répond: Oui, événement majeur, perte de conscience, avertissement initial.  Toute crise épileptique, indication de TC, convulsion, indice, raison pour suspecter une TC chez l'adulte, il me répond: Oui, faire suspecter lésion intra-crânienne, il me répond: C'est pas banal.  On est dans le coeur du problème, c'est confirmé par l'expert Dr. Vézina, la TC était là depuis au moins une quinzaine d'années, voir la référence dans les rapports des Drs. Trudel et Lalonde.

35 Le 13 décembre '88, à l'audition d'une REQUÊTE le Dr. Mohr a rencontré MmeB et il lui a dit: Mais, MmeB, vous BOITEZ?  Il venait tout juste de constater sa démarche DE VISU depuis 3 ans et 8 mois.  P. C'est le contraire de son PRONOSTIC dans sa DG-1.  Dr. Mohr dit avoir opéré 3 TC de type méningiome dans 1 mois, à la page 6 de la Pièce NP-7, au 2ième. paragraphe il disait rencontrer ça à tous les 2 ou 3 ans, c'est INOUÏ.  A une de vos questions, votre Seigneurie, si l'Ex. passe le 5 février '85, est-ce qu'on évitait le COMA?  Sa réponse: Elle évitait le COMA.

36 Dr. Mohr définit la compliance est la capacité du cerveau face à la PRESSION, ne peut plus en prendre, engagement trans-tentoriel.  Y a plus rien à faire, le DOMMAGE est fait.  Dans une des EXPERTISES, on nous dit là dedans: tôt ou tard, fallait que ça arrive, bien c'est normal on laisse passer la PRESSION.  Votre Seigneurie, faut tout de même être objectif, on a là le cerveau, la boite crânienne qui est INEXTENSIBLE, une masse croît à l'intérieur, forcément, elle va créer de la PRESSION.  La PRESSION elle fait quoi?  Elle va arriver sur le NERF optique, le NERF optique, le CV, il vient de tomber, puis toutes conséquences, mais quand y en peut plus, à un moment donné, youp!

42 Le 13 juin '85, il me dit devant Mme.B: Je me propose d'écrire une lettre au dossier.  Donc la lettre n'était pas écrite, on est au 13 juin '85.  Le 14 je prends le T, j'appelle Me. Morneau je dis: Me. Morneau, nous avons pris notre bref d'assignation contre Drs. ARC et CAG le 25 avril.  Quand allez vous produire votre DÉFENSE?  Elle me répond: Ça sera pas long, j'attends un rapport du Dr. Mohr. Il vient nous dire qu'il l'a écrit le 10 avril, le Dr. ARC vient nous dire le 10 avril, c'est aberrant!

Question de FAITS, Me. Morneau a rédigé sa DÉFENSE le 17 juin '85, la DÉFENSE nous a été signifiée 2 jours après, le 19.  Je commence à lire ça, au paragraphe 43, il est question du rapport du Dr. Mohr parle par lui même.  J'ai dit qu'est-ce que c'est ça?  Mon action est injustifiée sur le plan MORAL.  C'est quoi ça?  Son rapport était pas fait puis il marque ça, tout ça pour vous résumer que c'est un non sens, l'action était même pas prise.

Votre Seigneurie, j'ai vite compris que, dans notre DROIT, ça m'a tellement frappé quand vous avez dit: Mettez les FAITS là, je vais les juger moi.  Bien pour mettre les FAITS là, faut poser des QUESTIONS.  Mais vous allez juger non pas sur les QUESTIONS, mais sur les RÉPONSES qu'on obtient.  Moi, j'ai compris ça de même.
P. Dans son jugement, le juge a ignoré les FAITS.


La suite...

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