DATE D'AUDITION: LE 11 JANVIER '89, LIVRE NO.6

DÉPOSITION DE ROSE-HÉLÈNE DUFRESNE-BROUILLARD

20 Elle dit: Si vous voulez, Mme Gravel, je vais vous autoriser à faire venir mon dossier de l'HSC.  Alors, elle a dit: Non, MmeB je préfère monter mon dossier moi-même et au besoin, et bien.  Alors, j'ai dit: très bien.

24 Elle dit: L'injection n'était pas donnée pour les maux de tête, ce n'était pas c'était pour les chaleurs occasionnées par la ménopause.

25 Elle dit: L'injection n'était pas, évidemment, le médicament pour mes maux de tête, en somme, ça ne faisait que servir, si on peut dire de baume, à ce moment-là.

27 Elle dit: Le 27 novembre '84, à mon arrivée cliez le Dr.Gravel, je n'étais pas dans un état normal, je dirais même plutôt lamentable.  Quand elle m'a vu arriver dans un état titubant et une démarche très difficile, et m'a vue avec difficultés, elle m'a demandé instantanément: "Mais, MmeB, est-ce que vous prenez de la BOISSON?", j'ai dit: Non, MmeGravel je ne prends pas de BOISSON.  "Mais, est-ce que vous prenez des PILULES?", j'ai dit: Non, Mme Gravel, je ne prends pas de PILULE.  "Mais, MmeB, vous me dites la vérité?", j'ai répondu à MmeGravel: A mon âge, je n'aurais pas intérêt à ne pas vous dire la vérité.

Elle dit: Alors, à ce moment là, j'ai dit à Mme Gravel: Mais faites quelque chose, Mme Gravel, j'ai mal des pieds, de la tête aux pieds, est-ce que je ferais de l'arthrite?  Elle me regarde en disant qu'elle ne semblait pas croire que je faisais de l'arthrite.  Alors, je lui ai demandé à ce moment-là: Je veux voir un neurologue.  Je n'avais pas peur de la neurologie, au contraire, j'ai demandé de voir un neurologue.  Ce que je craignais et je pense que c'est normal, c'est qu'on me trouve une tumeur parce que, dans mon esprit à moi, je pouvais pas avoir tant de douleurs sans qu'il y ait quelque ctiose qui se passe dans ce cerveau-là.  Elle dit: J'ai trouvé le DR.ARC comme neurologue et elle m'a dit: "Oui, je vais vous donner une feuille de consultation à remettre au Dr. ARC".  Sur cette feuille de consultation il était indiqué: "Céphalées, amaigrissement, démarche titubante et puis possiblement vision".

28 Elle dit: J'espère Mme Gravel qu'on me trouvera pas une tumeur, puis j'ai employé l'expression courante: Je serais mieux de faire mon acte de contrition.  Elle me répond: "Vous savez MmeB, c'est mieux avant qu'elle aille trop loin".  Donc, à ce moment-là, je me dis qu'elle ne pouvait pas ne pas soupçonner la présence, oui, très bien d'une tumeur.  Enfin.  Elle dit:Le 5 février, j'ai eu une rencontre avec le DR.ARC qui m'a révélé, à ce moment-là, les résultats de ces 2 Ex.  R/X et EEG.  Ces Ex. ont été marqués: "Tout est beau, tout est normal".  Le DR.ARC m'a déclaré: "MmeB, tout est beau, tout est normal". J'ai dit au Dr. ARC: Mais je n'ai pas de tumeur DR.ARC? Il m'a dit: "Non, MmeB, soyez tranquille, j'ai lu le rapport 2 fois, vous n'avez pas de tumeur".

Elle dit:Alors, à ce moment-là, j'étais ravie.  Je pourrais continuer de vous dire que pas pour longtemps, mais enfin!  Alors, là, j'ai dit: Mais, DR.ARC, j'ai dit, quand j'ai mes gros maux de tête, qu'est-ce que je fais alors?  Parce que si y avait rien, si tout est beau et tout était normal, je présumais que, qu' est-ce que je vais faire quand j'aurai mes gros maux de tête.  Il me répond: "Prenez des ASPIRINES, Madame".

30 Elle dit: J'ai eu une dernière visite cliez Mme Gravel le 18 mars '85, elle m'a remis une prescription de STRESSCAP, c'est étrange mais c'est comme ça.

35 Elle dit: Dr.AR m'a confirmé: "Vous devez porter votre bas vie durant, MmeB le
blocage est en permanence Eh! bien, j'avais pas le choix, il fallait me résigner.  Je lui ai parlé de mes vertiges que j'avais et de la difficulté, surtout dans l'espace, j'ai un manque d'équilibre et après 4 ans, ça demeure toujours.  Donc, il faudra que j'accepte de vivre avec ce manque d'équilibre, ça m'a été difficile de l'accepter mais là, je n'ai pas le choix de fonctionner avec.  Je m'arrange comme je peux, je dois aussi faire l'effort de sortir seule parce que je veux pas être handicapée toute ma vie, à tenir quelqu'un par la main, même alentours de chez-moi pour prendre l'air.

Par le juge: Madame, ce que vous ressentez là, disons donc, cet handicap que vous me dites là, là, ça provient de vos yeux, ça?  R: Pour moi, ça provenait de mes veux, mais selon le Dr.AR et selon le Dr. Brochu aussi, on me répond que la cause est, ça vient de votre opération au cerveau MmeB DR.AR dit: "Ce n'est pas votre phlébite, c'est votre opération, c'est une séquelle de votre opération".

37 Elle dit: Suite à la thrombophlébite, le Dr. AR m'a dit: c'était DÉFINITIF, mon
cas était classé comme étant DÉFINITIF, donc je m'arrangeais avec ce qui me restait.

39 Elle dit: Depuis 3 ans, j'avais constaté par moi-même ma difficulté de vision.  Alors j'avais cessé de conduire l'automobile. Évidemment, je voulais pas prendre le risque ni pour moi, ni pour les autres.  J'en ai fait part aussi au médecin.  J'en ai fait part évidemment, à l'ophtalmologiste que je me souvienne en tout cas, et j'ai trouvé plus raisonnable de m'abstenir.  Elle dit: On m'a demandé en interrogatoire si un ophtalmologiste m'avait défendu la conduite d'automobile.  J'ai dit non: Non on me l'a pas défendue, je l'ai constaté par moi-même.  Par la suite, après mon opération, Dr. est venu témoigner d'ailleurs que ça en était fini pour moi de la conduite d'automobile, que je n'aurais pas de permis.

41 Elle dit: Selon tout ce qu'on a entendu, ça laisse croire que je n'avais pas de SYMP depuis toutes ces années.  C'est impensable votre Seigneurie.

42 Elle dit: Avec tout ce que j'avais, ça serait impensable que je n'aie pas de SYMP, je ne suis pas un phénomène, ni une extra-terrestre, évidemment j'ai des sensibilités comme tout être humain et j'ai exprimé, à ce moment-là, ce que je ressentais lors de mes consultations.

49 Elle dit: Si la défense, en produisant ce document-là, veulent apporter une preuve, démontrer une preuve caractérielle, je tiens à vous dire que, durant les 25 années que Dr.Leclaire m'a suivie, ça toujours été dans une ambiance de calme et de sérénité et jamais il n'y a eu rien, absolument rien.  Nous collaborons très bien lors de toute entrevue, d'ailleurs, le Dr.Bélanger l'a spécifié dans son EXPERTISE, que nous collaborons parfaitement et puis le cas de Mme Gravel, à la lère. entrevue, quand je lui ai expliqué ce qui était arrivé avec le DR.YL, elle m'a dit spontanément: "Pourtant, M.B est très sage", elle a constaté que, également, qu'il collaborait très bien et qu'il savait se tenir en un bureau de consultation et partout.  Elle dit: Je voulais faire cette mise au point.  Je vous remercie, votre Seigneurie.  Par le juge: C'est correct, Madame.

DÉPOSITION DE PAUL-ÉMILE BROUILLARD

61 Il dit: Par la suite on arrive cliez le Dr.CAG, elle nous a reçu, ma femme a expliqué son cas.  Elle lui a offert: "Dr.CAG, si vous voulez, tout comme au Dr.YL m'a vous autoriser à faire venir mon dossier de l'HSC, parce qu'on a toujours été là avant, nous autres.  A dit: Non, c'est pas nécessaire, à dit: "Moi, je monte mon dossier moi-même, par la suite, s'il y a lieu, bien en dernier".  Il dit: Ça commencé, les Ex., y a une salle et puis y a un autre petit bureau, moi, j'avais pas d'affaire là, fait que j'ai resté dans le petit bureau, je parlais pas, j'attendais.  Elle a dit: "M.B, pourtant, c'est un homme sage".  C'est la seule fois que je suis allé, moi, la lère. fois.  Elle l'envoie chez le neurologue après 6 ans.

66 Il dit: Le Dr.PC déclare: "Il va rester des TESTS à faire, en attendant on va lui donner une médication puis on va faire des TESTS".  Il dit: ça sert à quoi ça la médication?  Bien il dit: "Pour enlever la PRESSION crée par la tumeur".
P. Donc, avant le COMA, on pouvait prescrire une médication pour contrôler la PRESSION causée par la tumeur, et ça n'a pas été fait.

67 Il dit: Dr.CAG me dit: "Avoir été SURPRISE que le neurologue n'ait pas demandé un Ex.E-S".

72 Il dit: Le Dr.Mohr déclare: "M.B, le cas de votre dame est très grave, car à l'HCSL, Madame A FAILLI VOIR SAINT-PIERRE".

73 Il dit: J'appelle à l'HND pour avoir des nouvelles le 2 avril '85 aux soins intensifs on dit: "L'E-S est dispensé à l'HND depuis 5 ans et à Montréal, ailleurs, depuis 15 ans".  Il dit: Le Dr.Mohr m'avait souligné qu'un cas comme celui de maman se rencontre seulement à tous les 2 ou 3 ans et que le dernier cas identique remontait à pas plus de 15 jours. P.A l'audition du 10 janvier '89, au livre No. 5 à la page 195 le Dr. Mohr dit le contraire à savoir qu'il en a opéré 3 en mars '85.

74 Il dit: Le Dr. PC dit: "Que le bras gauche  de MmeB est faible, si on ne fait pas l'opération, elle retomberait dans le COMA".  Je lui dis quoi? J'ai dit elle a tombé dans le COMA ma femme, j'ai dit quand?  Bien il dit: "A l'HCSL".

76 Il dit: Je prends le T, j'appelle le Dr.CAG, elle me répond: "M.B, je me préparais à faire accepter chrétiennement à la famille le DÉCÈS de MmeB".  Le 2 avril j'ai reçu T du Dr.AP. Je lui ai dit que, selon le Dr.Mohr, la TC était là depuis 4 à 5 ans.  Le Dr.AP me dit: "Si le Dr.ARC avait demandé de passer l'Ex.  E-S, quand maman l'a consulté, c'est sûr qu'à ce moment-là, lui aussi aurait VU la TC".  Je lui ai dit: Si ça avait été fait à ce moment-là, maman n'aurait jamais tombé dans le COMA.

77 Il dit: Je retournais à la chambre, elle me dit: "Papa, j'ai passé un calvaire depuis 3 mois surtout.  Tu sais, je vais mourir, tâche de t'arranger pour le mieux, regarde mes mains, tu vois bien que j'achève".

78 Elle me dit: "Tu sais, je vais mourir".  Je prends le T, j'ai demandé à parler au Dr.CAG, je lui ai demandé copie du rapport du Dr.ARC. Par le juge: Vous soupçonniez déjà la responsabilité du Dr.ARC? Par le demandeur: Je me disais, lui disons, par exemple qu'y a rien trouvé, j'ai dit: je veux voir le rapport, comprenez-vous?  Je lui ai demandé copie du dossier médical au complet, je lui ai demandé pourquoi n'avez-vous pas référé MmeB à un autre neurologue?  Je lui ai dit: Présentement, Dr.Gravel, maman fait une dépression, le Dr.Mohr vient de me le dire.  Suite à ma question pertinente, elle me répond, ah! bien là, j'ai été surpris:

 

Advenant un refus de votre part de me donner de vos nouvelles dans le délai précité, à peu près 10 jours, vous comprendrez bien que je ne consentirai pas à ce que quiconque vienne hypothéquer la santé de maman sans qu'aucune contestation de ma part soit faite afin d'apporter un CORRECTIF correspondant.

87 Il dit: Le Dr.Mohr déclare: "Vous êtes un homme religieux, M.B, et que servirait de REMUER tout ça étant donné que MmeB est de retour à la maison sur ses 2 jambes, c'est ce qui est important".  Bon, il continue, moi, je l'écoute parler, il dit: "Car à la fin, s'il y a des QUESTIONS JUDICIAIRES, tout ça se retournera contre le CM, on perd du temps à la Cour et nos patients en souffrent en attendant".  Là, je reviens à ce que vous me demandiez tantôt.  Moi je lui réponds: Dans le cas présent, Dr, il y a eu un très sérieux PRÉJUDICE de causé par la NÉGLIGENCE des Drs.CAG et ARC.

91 Par le demandeur: Vous m'avez posé une question votre Seigneurie, concernant ma proposition conciliante, si c'était une question d'argent.  C'était une occasion de rencontre pour essayer de trouver une SOLUTION à cette tragique situation, comprenez-vous?  Puis là bon, à l'occasion d'une rencontre, on peut discuter de quantité de choses, mais y a aucune décision FINALE de prise dans une rencontre, a moins qu'on dise on fait ou on fait ça.  Mais j'ai trouvé ça significatif, suite au dialogue avec le Dr.Mohr qu'il fasse état de ça, lui.  Parce que lui, y a certainement, y a sûrement une expérience concernant ce genre de cause-là que, moi, je connais pas.

93 Le demandeur dit: Dans la VIE d'une personne si on arrive a une incapacité totale temporaire, là, c'est un COMA, Ça il dit, (mon procureur) c'est grave.  Par la suite, en rétrospective, je me suis rendu compte que c'était pas pour rien qu'on a toujours voulu essayer d'enlever ça cette notion là, comprenez-vous.  P: Même dans son jugement, le juge fait disparaître la notion de COMA.

95 Par le demandeur: Mon procureur m'a dit: "Y a quelque chose que je comprends pas M.B". J'ai dit: Qu'est-ce que vous ne comprenez pas?  Il dit: "Comment ça se fait que vous avez, que vous ne recherchez pas en responsabilité le Dr. Laflamme, ça je comprends pas ça moi".
P. A la suite des FAITS et par la pseudo-preuve que le juge a laissé fabriquer par la défense, il est évident que le Dr.Laflamme est responsable de F&N.

TÉMOIGNAGE DU DR.JEAN-LORRAIN VÉZINA

114 Il admet que ceux qui ont des TC dans un stade avancé ou terminal souffrent de CÉPHALÉES, je pense que la notion est claire.

117 Il dit: Il n'appartient pas au radiologiste de prescrire un E-S.  P. Dans son jugement le juge écrit que ça revient au médecin du 2ième. palier dont Drs. Bessette et Lemay en tant que consultant.

123 Quant au Dr. Laflamme, il admet qu'il y avait indication de ne pas tarder puisque la découverte d'un oedème papillaire est un SIGNE qui demande de façon formelle un E-S.  Il dit être un peu surpris de penser que les choses se retournent contre lui, car, n'eut été l'événement fortuit, le Dr. Laflamme aurait été le héros de MmeB.  P. C'est renversant en regard de la pseude-preuve offerte par le Dr. Laflamme. Le demandeur, est toujours à la recherche du héros dans le cas de MmeB.

125 Il dit: L'avenir de la patiente n'est pas menacé par des métastases éventuelles. P. Les 5 et 6 avril '89 MmeB a été opérée poue des métastases, suite à l'ablation d'une 2ième. TUMEUR et cette fois-ci, elle était MALIGNE, alors!

126 Il dit: Le COMA c'est une perte de conscience qui se prolonge qui veut dire "sommeil prolongé".

127 Il admet, à plusieurs reprises, elle a eu des pertes de consciences pour lesquelles elle a été d'ailleurs transportée même en ambulance à l'HSC, elle avait été vue à plusieurs reprises pour ces choses-là.  P. Dès '73, à l'HSC la patiente était connue épileptique.

129 Il dit: La lésion de MmeB n'est pas une lésion rare, nous en voyons facilement à tous les mois.  P. Le Dr.Mohr dit le contraire à savoir qu'il rencontre un cas comme celui de MmeB seulement à tous les 2 ou 3 ans.

130 Q: Si à la suite d'un R/X et d'un EEG, on ne décèle pas de TC est-ce que c'est la preuve qu'il en existe pas?  R: Non.  Q: Ça veut dire qu'il peut y en avoir?  R: Il peut y en avoir.

132 Par le juge: Q: Oui, mais je pense que, je veux pas, mais voici, dans le cas qui nous intéresse ici, y avait plus que CÉPHALÉES.  Il y avait et d'ailleurs, c'est pas la raison pour laquelle, le Dr.CAG avait référé la patiente au Dr. ARC, c'est qu'il y avait aussi titubements, c'est que la personne titubait.  R: Le jour où le Dr.ARC a vu la patiente, il n'a pas noté cette chose-là.  Il ne le rapporte pas.  P. C'est faux tout est écrit dans son rapport du 5/2/'85.

136 Par le juge:Q: Mais ici, vous avez quand même une patiente qui se plaint de buter parfois.  R: Ici, elle déclare, en effet elle se bute parfois.  Q: Oui.  R: Je ne fais que lire ce qui est écrit monsieur le juge.  Q: Par le juge: Mais quand même, c'est quand même plus qu'une simple CÉPHALÉE. Elle a quand même eu des SYMP qui étaient en dehors de ceux de la simple CÉPHALÉE que l'on mentionnait?  R: Oui, les SYMP sont cependant un SIGNE OBJECTIF, les SIGNES sont un SIGNE OBJECTIF.

137 Q: Par le juge: Oui, Dr., moi, ce qui me surprend, c'est que on prend la peine d'envoyer, disons, une patiente, avez-vous la demande là?  Q: Par le juge: Dans la demande de consultation, Dr., c'est plus qu'une simple CÉPHALÉE.  On marque, le Dr. marque ici, les requérants marquent: "Amaigrissement, démarche" avez-vous pris connaissance de ça? R: Oui, oui
Q: Par le juge: C'est quand même plus qu'une simple CÉPHALÉE ça. QUAND EST-CE QU'ON VA FAIRE UN SCAN, SI ON LE FAIT PAS DANS CE CAS LÀ?

139 Q: Par le juge: Mais voyez-vous ici, dans le rapport du Dr.ARC au Dr.CAG, je m'aperçois que on s'adresse pas à la cause ou on ne parle pas d'amaigrissement et pourtant, c'était une des raisons pour laquelle on avait demandé une consultation au Dr.ARC. R: Oui. Q: Par le juge: Est-ce que vous ne pensez pas que ceci a été NÉGLIGÉ? R: L'amaigrissement est un SYMP, vous savez, bien relatif, le poids varie beaucoup plus en fonction de l'indigestion.

Q:Par le juge: Oui, je sais, mais Dr., mais dans ce cas-là, c'était quand même le médecin traitant qui prenait la peine et qui avait fait ou dit, avait, disons donc, fait, si on veut dire, couper et passez-moi l'expression anglaise, avait fait le "screening" et était arrivé, bien dire: "Voici, cette Madame-là a fait de l'amaigrissement" et dans le rapport ici. R: Lorsque le Dr.ARC a regardé l'amaigrissement, je présume qu'il l'a fait. Q: Par le juge: Mais il ne s'adresse pas à l'amaigrissement nulle part. R: Non. P. Avec ses questions le juge a VU les F&N et il a omis de retenir la RESPONSABILITÉ.

145 Il admet que la lésion cérébrale, TC, quand elle devient très grosse évidemment, là elle donne des CÉPHALÉES parce qu'elle entraîne un phénomène secondaire qui est l'HIC qui, elle, donne des grosses CÉPHALÉES et l'oedème.

154 Il admet que toute lésion qui comprime j'aqueduc entraîne une HIC et un des SIGNES, évidemment, c'est de donner de la CÉPHALÉE. Les lésions méningiomateuses qui sont.extra-cérébrales, lorsqu'elles sont devenues très grosses au point d'agir comme une lésion cérébrale, c.-à-d. de comprimer, d'empêcher le progrès normal du liquide, et bien, là,nous avons des HIC et des CÉPHALÉES.

155 Il admet que l'épilepsie n'est pas une maladie, c'est un SYMP, c'est un SYMP d'irritation cérébrale, si le cerveau est irrité, que ce soit sous forme d'une tumeur locale, qui, soudainement, arrive à un endroit plus sensible et qu'elle déclenche une décharge électrique; et bien, il se fait une réponse globale, locale ou globale qui devient une crise de CONVULSION, une crise  ÉPILEPTIQUE ou d'équivalent épileptique.

C'est un SIGNE d'irritation cérébrale et qui peut, à ce moment là donner un oedème provisoire régressif puisque, après l'épilepsie, la patiente, généralement, montre un certain état de, qu'on appelle COMA post-épileptique, et après les choses rentrent dans l'ordre jusqu'à une crise éventuelle suivante qui ne peut ne pas se répéter, mais qui peut se répéter et lorsqu'on trouve des patients qui ont, dans leur histoire, quelques petites zones d'irritation, et bien, ça peut être là le SIGNE qu'y a quelque cliose qui va pas.
P. La preuve, dès '73, Mme.B était connue comme épileptique à l'HSC.

DATE D'AUDITION LE 12 JANVIER '89, LIVRE NO.7

TÉMOIGNAGE DU DR.JEAN-LORRAIN VÉZINA

6 Il dit: L'Ex. par ultrason était très primaire, n'avait qu'un seul but, de voir si les structures de la ligne médiane étaient sur la ligne médiane.  C'était un Ex. GROSSIER qui nous permettait de voir dans certains cas de déplacements de conclure indirectement qu'il y avait une lésion contro-latérale.  Cet Ex. n'a pas eu de vogue et qui a été abandonné il y avait beaucoup de faux DIAG, c.-à-d. qu'une lésion occipitale, comme la lésion de MmeB aurait pu ne pas déplacer les structures de la ligne médiane et, par conséquent aurait pu être négatif et comme c'était un Ex. fort simple qu'on appelait l'ÉCHO.  P. C'est l'Ex. qu'a utilisé le Dr. Lalonde pour MmeB à l'HSC en '76.

L'Ex.  M-N a beaucoup plus d'envergure, par des isotopes qu'on injectait par voie intraveineuse on pouvait déceler des captations anormales lorsqu'il y avait des cellules anormales.  Dans les années '60, ça été un Ex. de 2ième. ligne qu'on appelait CARTOGRAPHIE cérébrale et qui a servi au dépistage pendant un certain nombre d'années.  P. C'est cette MÉTHODE désuète et mise en doute selon le Dr.Vézina que le DR.ARC voulait se servir pour MmeB en '85.

7 Il dit: La CARTOGRAPHIE cérébrale c'est un Ex. qui n'est pas compétitif avec l'E-S.  MmeB, je crois, a eu d'ailleurs, à une époque, une CARTOGRAPHIE ou je crois qu'on l'avait peut-être demandée à une époque.  P. C'est faux, car les Drs.Trudel et Lalonde ont dit que la CARTOGRAPHIE cérébrale n'a pas été demandé en '76 à l'HSC.

8 Il dit: Pour la CARTOGRAPHIE, il faut faire bien attention à cet Ex. à savoir il est plus sujet à des fausses interprétations, que dans l'interprétation de l'E-S, qui, elle, saute plus, qui est plus évidente aux YEUX de tous.  Q: Quand on a à choisir entre une CARTOGRAPHIE puis un E-S on obtient des résultats plus positif avec un E-S?  R: Oui, lorsqu'il y a indication d'E-S pour nous, c'est lorsqu'on voit par exemple, CÉPHALÉES, cartographie positive, ça demande à l'E-S de préciser.  P.Le Dr.ARC ne demande pas de CARTOGRAPHIE, il ne peut déceler de SIGNE, alors il ne prescrit pas d'E-S, là est sa FAUTE.

10 Par le juge: Est-ce que la CARTOGRAPHIE aurait permis de déceler la TC?  R: C'est un Ex. de 2ième. intention qui aurait pu, effectivement, indiquer, pas nécessairement la TC, mais la présence d'un processus pathologique et on aurait eu recours à L'ANGIOGRAPHIE ou à l'E-S, au scanner pour vraiment confirmer.  Par le juge: C'est qu'à ce moment-là, vous, vous auriez, si on découvre, disons, quelque chose d'anormal dans la cellule, on fait un E-S et à ce momentlà, l'E-S aurait probablement démontré la TC et aurait démontré le VOLUME de la TC?  R: C'est exact.

11 Il dit: La CARTOGRAPHIE même est assez MISE EN DOUTE par certains hôpitaux. Y a des hôpitaux américains très sérieux, comme le Mass General, où on prête très peu d'attention à la CARTOGRAPHIE.  L'E-S constitue un Ex. bien sûr, beaucoup plus précis, beaucoup plus à point, droit au BUT, l'autre étant un intermédiaire de dépistage qui permet de dire, si la CARTOGRAPHIE est positive, il faut faire car peut-être il y a lésion, et peut-être il y en a pas.  Par le juge: Ici, en '85, est-ce que la CARTOGRAPHIE " était une façon de discerner les tumeurs?  R: Oui, c'était une façon GROSSIÈRE à sa façon de voir s'il existait une anomalie intra-crânienne compatible avec hémorragies, tumeurs, etc.

12 Par le juge: Êtes-vous d'opinion que si MmeB avait subi une CARTOGRAPHIE, on aurait discerné la TC qu'elle avait dans les circonstances?  R: En principe, la CARTOGRAPHIE aurait pu être positive et on aurait fait l'E-S.  Par le juge: Mais c'est ce que je tiens à vous dire, Dr., que je ne, je suis, bien disons, ASSEZ SURPRIS, que l'on prenne une telle DÉCISION lorsqu'une personne, une patiente arrive, se plaint de titubements, se plaint d'amaigrissement et se plaint de CÉPHALÉE et que, après avoir fait un Ex. disons uniquement neuROLOGIQUE, L'ON NE DEMANDE PAS L'APPORT DE LA SCIENCE? R: J'ai senti qu'hier après midi, à la faveur de quelques fatigues ou une première expérience à la Cour, j'ai peut-être pas été tout à fait précis.

15 Par le juge: L'amaigrissement, le titubement, est-ce que, si on ADDITIONNE ces différents SIGNES-LÀ, CE N'EST PAS UNE PREUVE DE CIRCONSTANCE?  R: En février, lors de l'Ex., cette démarche titubante s'est améliorée, c.-à-d. l'ataxie.

16 Par le juge: Voici, dans la costatation du Dr.ARC, il dit que l'ataxie s'est améliorée, il ne dit pas qu'elle a disparu?  R: Je n'étais pas, moi, votre Honneur, à cet endroit.  Par le juge: Non, mais c'est, disons que je soulève.

20 Par le demandeur: La feuille de consultation du Dr.CAG, pour elle, au moment où elle écrit, y a CÉPHALÉES, y a démarche titubante puis amaigrissement; le même document, quand y arrive devant le spécialiste neurologue, est-ce qu' il, on peut dire qu'il veut dire d'autre cliose? R: Ce sont les 3 SIGNES qui sont indiqués pour motiver la consultation auprès du neurologue.  Je le crois.

33 Q: Est-ce que la CÉPHALÉE c'est un SYMP commun d'une TC?  R: Non.
P. C'est le contraire de la Pièce NP-18 Dictionnaire qui est admis.

36 Q: La nausée est-ce un SYMP de TC?  R: Non, quand la TC est rendue à un moment terminal, qu'elle a engendré une HIC, il y a nausées, vomissements, céphalées, somnolence.  P. Tel qu'indiqué dans le dossier de l'HSC en '76 et de l'HCSL en janvier '84.

37 Il se contredit en disant que ça relève d'une autre cause, la preuve: Q: Estce que dans un cas de crise épileptique, c'est un SYMP ça?  R: Oui.  Q: Est-ce un SYMP de TC?  R: Oui, et surtout de méningiome.  Lorsqu'on m'a demandé les SYMP.  Le SYMP souvent le premier selon Dr.Ethier, le SYMP peut se manifester pour la lère. fois par une crise convulsive, une épilepsie.  P. C'est ce qui est écrit dans les rapports et témoignages des Drs.Trudel et Lalonde à l'HSC en '76, patiente connue épileptique.

42 Il dit: que le Dr. Laflamme a fait son devoir de consultant avec compétence et diligence, puisqu'il a vu, dès le lendemain, a apporter lui-même et je le répète, il a fait accusé de réception auprès du neuroradiologue, il lui a mis dans la main, il lui a indiqué le délai sans la moindre négligence professionnelle.  P. C'est FAUX, car, à l'audition du 6 janvier '89 dans le livre No.3 à la page 29 il admet que le mardi, dans son témoignage, le Dr. Laflamme admet: "Je suis toujours à mon bureau privé et non pas à l'HND".  Donc, le 26 mars '85, le Dr. Laflamme n'est pas allé à l'HND porter ladite REQUÊTE.

43 Il admet: La lésion en arriere, où elle était va donner une HEM.  P. Dr. Taillefer écrit que ça n'a rien a voir avec la TC'

45 Par le juge: La thrombose a été due à L'IMMOBILITÉ, l'immobilisation?  R: Pas nécessairement due, autrement tous nos patients qui ont 10 jours d'hospitalisation auraient des thromboses.

46 Q: L'hémiplégie est-ce un syndrome d'une démarche à petit pas?  R: Non, ce sont 2 choses tout à fait différentes.  P. C'est le contraire de la Pièce NP-18 par dictionnaire.  Voilà pourquoi le juge avait raison suite à ses questions aux pages 12,15 et 16.

55 Q: Voyez-vous un rapport direct entre l'âge d'une personne, à l'âge adulte et puis la possibilité de soupçonner l'existence d'une TC?  R: Oui, l'écrit de Cushig qui se réfère sur des MILLIERS de cas, établit que c'est une lésion que l'on retrouve vers l'âge de 38 à 58 ans.  P. C'est exactement le cas de MmeB.

56 Q: Avec une CARTOGRAPHIE cérébrale, on aurait pu déceler un SIGNE de, mettons quelque chose d'anormal?  R: Oui.

TÉMOIGNAGE DU DR.DAN BOGHEN

Il dit: Est URGENT un état où il faut intervenir avec empressement pour prévenir l'irréversibilité de l'état, son aggravation ou la MORT. Ce sont les URGENCES en médecine. P. Tel qu'indiqué dans le témoignage du Dr. Bélanger à l'audition du 13 janvier '89 dans le livre No. 8, Par le juge: Si Madame suite à l'Ex. du Dr.ARC et où elle ne montrait pas d'HEM, bon, si, à ce moment-là, on avait prescrit un E-S, dans les heures qui suivent, d'après la preuve, d'après ce qu'on sait, elle ne souffrait pas encore d'HEM?  R: C'est ça.  P. C'est là qu'il fallait intervenir pour prévenir l'irréversibilité de l'état, son aggravation ou le COMA etc.

Il dit: Sur quoi on se base pour décider s'il y a URGENCE?  Et bien, dans le cas de la douleur, généralement, elle est bien exprimée par le patient et ça ne présente pas un problème, la douleur et la souffrance on peut l'identifier.  L'apparition de SYMP c'est un élément d'URGENCE.
P. Tout est indiqué dans la précison décrite à la page 65 ci-haut décrite.  Il dit: MmeB avait des maux de tête, mais elle n'était pas sous l'emprise des douleurs insupportables, ce n'était pas l'agonie.  Je ne crois pas que la douleur était de nature à justifier une intervention URGENTE.  P. C'est le contraire de ce qui est relaté dans la précision à la page 65 ci-haut décrite et dans le compte rendu opératoire du Dr.Mohr ainsi que dans tout le dossier tel que dans L'EXPERTISE du Dr. Bélanger c.-à-d. CÉPHALÉES .. avec intensités.

Il dit: Il y a peut-être eu de l'aggravation chez elle, on n'avait pas l'impression qu'on était devant un tableau où les choses allaient toujours en s'empirant.  P. Personne n'a pu trouver la CAUSE car aucun E-S avant COMA.

67 Il dit: je pense qu'il faut réaliser l'imprévisibilité de la maladie qui, étant ce qu'elle est, il arrive que nos CRITÈRES nous rassurent et que l' URGENCE ÉTAIT PLUS GRANDE QUE CE QU'ON PENSAIT.  Alors, dans un tel cas, on ne peut que constater humblement les LIMITES de notre CLAIRVOYANCE.  P. Tel qu'indiqué dans la DOC produite au dossier par les demandeurs avec un E-S les RISQUES d'erreurs de DIAG sont négligeables.

73 Q: Par le demandeur: L'HEM est un SYMP de TC, est-ce exact?  R: L'HEM n'est pas un SYMP de TC c'est un SYMP de toutes sortes de maladies, de toutes sortes de lésions incluant une TC.  P. Il tente de jouer avec les MOTS mais il finit par l'admettre. Ça rejoint la version du Dr.Mohr dans le compte rendu opératoire a savoir que MmeB avait des problèmes de VISION depuis 3 à 4 mois.  Par le juge: Et ça inclut aussi...

TÉMOIGNAGE DU DR.GUY BOUVIER


La suite...

Retour (INDEX)