AVANT-PROPOS
La PARTIALITÉ du JUGE du PROCÈS M. Claude Guérin J.C.S. était CRIANTE et SIGNIFICATIVE au début de l'audition de la cause; la preuve, en décembre '88, il avait déclaré que le Dr. Augustin Roy, Président de la Corporation Professionnelle des médecins du Québec, POUVAIT, par son TÉMOIGNAGE, apporter un éclairage à la Cour.
Par SUBPOENA, j'ai assigné le dit Dr.Roy en lui demandant d'apporter COPIE de ses déclarations aux MÉDIAS d'information à savoir: " Les jeunes RADIOLOGISTES qui cet reçu leur formation à partir d'équipement MODERNE soutiennent qu'ils sont incapables de travailler avec des appareils CONVENTIONNELS: Le Gouvernement ne doit pas se préoccuper uniquement de l'ACCESSIBILITÉ, mais aussi de la QUALITÉ des SOINS, j'estime que la QUALITÉ passe par l'utilisation d'une TECHNOLOGIE MODERNE".
Une fois rendu au PROCÈS, en janvier '89, ledit JUGE a refusé catégoriquement que j'interroge ledit Dr. Roy quant à ses dites déclarations aux MÉDIAS d'information. Il est bien évident, qu'avec un TÉMOIGNAGE comme ça en faveur des DEMANDEURS, automatiquement, dès le début du PROCÈS, tous les DÉFENDEURS étaient condamnés IPSO FACTO pour FAUTE et NÉGLIGENCE professionnelles, ledit JUGE était mal pris, du FAIT qu'il ne voulait pas ça pour protéger le CORPS MÉDICAL!
La preuve de ça réside dans le FAIT qu'au moment où j'ai insisté pour interroger ledit Dr. Roy à la BARRE le 5 janvier '89, les Pages 28 et 29 des NOTES OFFICIELLES du PROCÈS d'après les TRANSCRIPTIONS des BOBINES indiquent ce qui suit: "Je ne permets pas ce genre de QUESTIONS, Monsieur, ce n'est pas pertinent à la cause Monsieur Brouillard". Je lui ai dit: que la QUALITÉ des SOINS passe par la TECHNOLOGIE MODERNE ce n'est pas pertinent! Le JUGE m'a répondu: " Ce n'est pas pertinent à la cause, je ne permets pas le TÉMOIGNAGE du Dr. Roy".
Une fois rendu vers le milieu du PROCÈS, le 11 janvier '89, à la Page 138 desdites NOTES, durant le TÉMOIGNAGE du Dr. Jean-Lorrain Vézina EXPERT des défendeurs, le JUGE lui dit: "Quand est-ce qu'on va faire un SCAN si on le fait pas dans ce CAS là?". Le 12 janvier '89, à la Page 12 desdites NOTES, durant le TÉMOIGNAGE du même médecin EXPERT, le JUGE lui dit: " Mais c'est ce que je tiens à vous dire, Docteur, que je suis, bien disons, ASSEZ SURPRIS, que l'on prenne une telle décision lorsqu'une patiente arrive, se plaint de TITUBEMENTS, se plaint d'AMAIGRISSEMENT et se plaint de CÉPHALÉES et que, après avoir fait un EXAMEN disons uniquement neurologique, L'ON NE DEMANDE PAS L'APPORT DE LA SCIENCE?".
En rétrospective, on constate bien, qu'à la simple lecture de la rédaction de son JUGEMENT, sciemment, après avoir fait les déclarations ci-dessus décrites, le JUGE a faussé les RÈGLES du jeu en refusant d'accorder PRÉPONDÉRANTE la PREUVE offerte par les DEMANDEURS.
Quand on pense que la TUMEUR CÉRÉBRALE que portait Mme. Brouillard depuis au moins quinze (15) années selon les EXPERTS des défendeurs, a été découverte à l'aide d'un examen EMI-SCAN (E-S) (SCANNER) faisant partie de la TECHNOLOGIE MODERNE c'est vraiment de la part du JUGE une décision AFFREUSE, INJUSTE et RÉPUGNANTE qu'il aura à porter MORALEMENT le reste de ses jours!
Honnêtement, avec ma CONSCIENCE, je ne pourrais pas vivre en paix après avoir rendu une telle décision à l'égard d'un simple citoyen; de son côté, ledit JUGE, face aux Articles 7, 12 et 24 de la Charte des DROITS et LIBERTÉS de la Constitution Canadienne, comment peut-il LOGIQUEMENT justifier devant le PEUPLE une telle décision?
A mon sens, il s'agit bien là d'une décision AFFREUSE dans une société démocratique dite civilisée, ça correspond à quel degré de CIVILISATION ça? Les LECTEURS ne sont pas des IDIOTS, à sa face même, en lisant le présent ouvrage, ils vont se rendre compte que mon épouse avait droit aux progrès de la Haute Science Technologique pour LOCALISER la présence de cette anomalie pernicieuse, TUMEUR CÉRÉBRALE qu'elle portait depuis au moins quinze (15) ans.
Face au SYSTÈME en place, on peut facilement appliquer le Proverbe Scandinave suivant :
"Une main pleine d'argent est plus forte que deux mains pleine de vérité" ?
INTRODUCTION
A la lumière du constat que j'ai fait dans ce dossier, à mon humble avis, dans notre société actuelle, concernant le cas des MÉDECINS ayant à témoigner en Cour, je crois qu'on devrait procéder comme suit:
1. Remplacer la formule traditionnelle de prêter SERMENT tout simplement par une PROMESSE de dire la VÉRITÉ;
2. Au fond, c'est une question de CONSCIENCE, il y aurait moins de PARJURES.
Évidemment, ça ne s'applique pas à tous les MÉDECINS, je fais allusion seulement à la MAJORITÉ d'entre eux dans ce dossier. Quant à la constance de la VERSION dans le cas présent, évidemment, il s'agissait d'une question de CONSCIENCE individuelle des TÉMOINS; je n'avais aucun contrôle sur l'HONNÊTETÉ des intervenants!
Les MÉDECINS, en niant toute FAUTE et NÉGLIGENCE professionnelles, même devant des FAITS accablants et visibles macroscopiquement, y compris les représentants de l'Hôpital Notre-Dame de Montréal, ils savent très bien que celui QUI DIT NE PAS SAVOIR, QUANT IL SAIT, COMMET UN PARJURE.
J'ai l'entière responsabilité de la problématique du TRAITÉ que j'ai rédigé en huit grandes parties, les sujets discutés sont regroupés d'une façon telle que je crois sincèrement, dans une forme intellectuellement stimulante.
Personnellement, je partage l'opinion du professeur Baudoin lequel est d'avis que les nouvelles attitudes du PUBLIC le rendent de plus en plus consommateurs de soins de santé se répercutent dans la diminution du sentiment de vénération à l'endroit des MÉDECINS et donnent lieu à une connotation de la médecine plutôt comme une science que comme un art.
Les intervenants peuvent critiquer la MÉTHODE de procéder de l'auteur de cet ouvrage, mais non son droit d'AGIR. Chers LECTEURS, au départ, soyez assuré que je fonctionne sur une base de VÉRITÉ.
Ce TRAITÉ - avec les oppositions et les divergences qui le traversent -est, en définitive, une approche de la pratique MÉDICALE à la fin du XX ième siècle. Mon souhait est qu'il soit accueilli comme une expression écrite de ces questions silencieuses, et souvent contradictoires, que beaucoup d'entre nous se posent sur le CORPS MÉDICAL, la TECHNOLOGIE au service de la Médecine, l'aspect LÉGAL face à notre Constitution canadienne et surtout l'aspect MORAL face à la DIGNITÉ de la personne humaine et le sens de la VIE.
Espérant que vous trouverez l'ouvrage intéressant et objectif, je vous prie de recevoir l'expression de mes sentiments les plus sincères.
Paul-Émile Brouillard T.Sc.A.
PARTIE 1
DIAGNOSTIC DU DR. JEAN-LORRAIN VÉZINA: LA TUMEUR EXISTAIT DEPUIS AU MOINS UNE QUINZAINE D'ANNÉES.

"NOTES"
DANS LE TEXTE DE CET OUVRAGE, LE MOT " NOTES " DÉSIGNE LA TRANSCRIPTION DES NOTES, PRISES AU MOYEN DE L'ENREGISTREMENT MÉCANIQUE ET HORS DU CONTRÔLE DE M. GERMAIN BAILLARGEON, STÉNOTYPISTE JUDICIAIRE, LEQUEL, CERTIFIE SOUS SON SERMENT D'OFFICE EST AU MEILLEUR DE LA QUALITÉ DUDIT ENREGISTREMENT LE TOUT CONFORMÉMENT À LA LOI.
N.B.
QUICONQUE VOUDRA CONSULTER LESDITES "NOTES", JE LES AI EN MA POSSESSION.
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Paul-Émile Brouillard
Le silence du Clergé sur le sujet des cimetières "COMMERCIAUX"